Le cas de Shamima Begum, une jeune femme britannique de 19 ans partie auprès de l’Etat islamique (EI) il y a quatre ans, provoque un vif débat au Royaume-Uni depuis une semaine, symbolisant l’embarras des pays occidentaux face au traitement des combattants partis en Syrie. Faut-il faire revenir la jeune femme, mère d’un nouveau-né, qui demande à être rapatriée, alors même qu’elle n’exprime aucun remords? Ou faut-il au contraire lui retirer sa nationalité britannique et l’abandonner à son sort en Syrie, comme vient de le décider le ministre de l’Intérieur britannique, Sajid Javid?