L'ancien vice-président américain Joe Biden a remporté mardi la primaire démocrate en Floride et dans l'Illinois, selon les projections des médias américains. Il creuse encore son avance face à son rival Bernie Sanders dans un scrutin perturbé par le coronavirus.

Le candidat modéré a remporté 61% des voix, contre 22% pour son rival socialiste, selon les résultats dans 87% des bureaux de votes de Floride rapportés par les médias américains. Dans l'Illinois, le candidat modéré a gagné une majorité des 155 délégués en jeu dans cet Etat industriel du nord-est des Etats-Unis, qui compte notamment Chicago, la troisième plus grande ville du pays. Il a aussi été donné vainqueur dans l'Arizona, selon des résultats sur plus de la moitié des bureaux de vote.

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Il assure partager «la même vision» que Bernie Sanders

«Le sénateur Sanders et moi ne sommes pas d'accord sur la tactique mais nous partageons une vision commune» sur la santé, les inégalités ou le réchauffement climatique, a déclaré l'ancien vice-président de Barack Obama peu après avoir remporté les primaires. Mais il a immédiatement essuyé une rebuffade de l'équipe de campagne du sénateur socialiste. «Non, pas du tout», a immédiatement rétorqué sur Twitter Briahna Joy Gray, la porte-parole de son rival qui porte un programme nettement plus à gauche.

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Les promesses de couverture maladie universelle, d'annuler la dette étudiante et de lutter contre les énergies fossiles, formulées par Bernie Sanders, lui valent un soutien très fort chez les jeunes Américains, mais effraient les électeurs plus centristes qui lui préfèrent le modéré Joe Biden.

Joe Biden, qui espère construire «une large coalition» pour battre Donald Trump le 3 novembre, a repris dernièrement certaines propositions de son rival, notamment sur la dette étudiante.

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Mardi soir, il a directement courtisé ses électeurs, dont certains pourraient être tentés de s'abstenir si leur champion n'était plus en lice. «Laissez-moi dire, surtout aux jeunes inspirés par le sénateur Sanders: je vous ai entendu, je sais ce qui est en jeu, je sais ce que nous devons faire !», a lancé Joe Biden depuis son fief de Wilmington dans le Delaware.


Donald Trump officiellement candidat républicain à la présidentielle

Le président américain Donald Trump a franchi mardi le cap de délégués nécessaires pour être désigné vainqueur des primaires républicaines, une formalité dans sa campagne de réélection.

«Félicitations à Donald Trump, qui est le candidat désigné des républicains pour la présidentielle», a tweeté Ronna McDaniel, qui préside le parti. «Son Etat de Floride vient juste de lui donner les délégués dont il avait besoin», a-t-elle poursuivi. «Notre parti est uni, nos militants sont plein d'énergie et nous sommes près pour QUATRE ANS DE PLUS.»

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Aux Etats-Unis, l'investiture des présidents sortants par leur parti passe par des primaires, aussi courues d'avance soient-elles. Donald Trump, qui briguera un second mandat le 3 novembre, n'a jamais été menacé, même si trois anciens élus s'étaient lancés dans la course. Après deux abandons, il ne restait qu'un rival, l'ancien gouverneur du Massachusetts Bill Weld, qui n'a récolté que des scores marginaux.