«L’ambiance est plombée depuis dimanche.» Ce constat est dressé par Isabelle Blaha, maire de Scharnitz, une commune du Tyrol autrichien, à la frontière bavaroise. Depuis ce week-end, les 1300 habitants de cette localité ne peuvent plus franchir la frontière à leur guise. Le gouvernement fédéral à Berlin a imposé des contrôles aux frontières après avoir placé le Tyrol sur la liste des régions où circule activement le variant sud-africain du coronavirus. Même chose avec la République tchèque où circule le variant britannique et où la situation sanitaire est jugée préoccupante.

Dans les régions frontalières, le taux d’incidence du virus sur une semaine dépasse le millier de cas pour 100 000 habitants, contre 60 en Saxe et en Bavière. Conséquence: seuls les travailleurs frontaliers du secteur médical sont désormais autorisés à entrer, sur présentation d’un test PCR négatif. Une liste élargie des professions autorisées à passer la frontière devait être rendue publique d’ici à mercredi. Quant aux conducteurs de poids lourds, ils doivent eux aussi se soumettre à un test PCR. Tout autre véhicule doit rebrousser chemin. Selon la police fédérale allemande, un tiers des véhicules a été refoulé en deux jours et plusieurs dizaines de kilomètres d’embouteillages ont été constatés du côté tchèque.