Ces fissures ont été découvertes à l’occasion de contrôles de routine, a précisé le service de presse du Parlement dans un communiqué, en soulignant que les activités parlementaires ne seront pas affectées par cet incident.

«Avec l’accord du président du Parlement Martin Schulz et du vice-président chargé des bâtiments, le secrétaire général du Parlement Klaus Welle a pris la décision par mesure de précaution de fermer temporairement» une partie du bâtiment. Cette décision a été motivée «dans l’intérêt du personnel».

Les députés français du groupe PPE (conservateurs) ont rappelé dans un communiqué que ce n’est pas la première fois que «des carences dans le système de sécurité» sont constatées dans le site du Parlement à Bruxelles. Ils ont ainsi rappelé qu’en septembre 2011 un incendie dans une cabine haute tension avait entraîné «une paralysie du Parlement de Bruxelles et une évacuation difficile du personnel».

«Au vu de ces problèmes de sécurité graves, la délégation française du groupe PPE demande que les mini-sessions plénières de Bruxelles se tiennent à Strasbourg tant que les conditions maximales de sécurité ne seront pas rétablies», ont souhaité les élus du parti de droite français UMP qui défendent bec et ongles la place de Strasbourg comme siège du Parlement.

Les élus conservateurs ont cependant omis de rappeler qu’en août 2008 une partie du faux plafond de l’hémicycle du Parlement de Strasbourg s’était effondrée, recouvrant de gravats plusieurs rangées de fauteuils.

La question du siège du Parlement est un sujet de débat récurrent parmi les élus européens qui sont nombreux à plaider pour un siège unique, de préférence à Bruxelles. Selon eux, les coûts des transhumances mensuelles des élus et fonctionnaires vers Strasbourg s’élèvent à environ 200 millions d’euros par an.

Selon les traités, le siège officiel du Parlement se situe à Strasbourg qui accueille les sessions plénières mensuelles. Mais l’essentiel du travail en commissions se déroule à Bruxelles où ont lieu également des mini-sessions plénières de deux jours.

La France refuse toute idée d’un abandon du siège strasbourgeois. Elle est soutenue par le Luxembourg, qui redoute qu’en pareil cas l’organisation sur son sol de réunions ministérielles européennes plusieurs fois par an ne puisse être aussi remise en cause. L’unanimité des 27 Etats serait requise pour changer le siège du Parlement, avec un changement du traité de l’UE.