L’essentiel

La Suisse compte 1699 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures. Cinquante-deux décès supplémentaires sont à déplorer et 94 malades ont été hospitalisés. Ces chiffres confirment la tendance à la baisse, lente mais régulière, du nombre d'infections dans le pays.

Ce jeudi, la mission d’étude de l’Organisation mondiale de la santé est sortie de sa quarantaine imposée à Wuhan. La Maison-Blanche a dit ses doutes, suscitant la colère de Pékin.

L’Allemagne envisage une réduction drastique du trafic aérien avec le Royaume-Uni, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Portugal.

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■ Un robot à tests

Les Pays-Bas expérimentent leur premier robot à analyses de tests covid. Au laboratoire PAMM de Veldhoven, au sud du pays, on teste le Strip-1, qui peux analyser 20 000 tests PCR par jour.


■ Le Festival de Fribourg se décale

Le Festival international du film de Fribourg annonce ce soir le report de son édition 2021. Au lieu des 19 au 28 mars, les festivités cinématographiques auront lieu du 16 au 25 juillet. «Ce report amène des réjouissances, comme celles de rencontres en plein air et de projections sous les étoiles dans le cadre magique de la forteresse du Belluard», écrivent les organisateurs.

Janvier 2021 commence à ressembler à février-mars 2020. Hier, c’était le festival de Cannes qui disait avoir décidé de se décaler, de mai à juillet. De leur côté, les Rencontres 7e art Lausanne ont déjà annoncé un report de mars aux 26 avril-2 mai.


■ Le Portugal va cloisonner ses concitoyens

Sauf cas exceptionnels, pendant la prochaine quinzaine, les sorties de citoyens nationaux par voie aérienne, terrestre ou maritime, seront limitées

vient de déclarer le ministre portugais de l'Intérieur, Eduardo Cabrita, devant le parlement, qui débattait du renouvellement de l'état d'urgence sanitaire à partir de dimanche. Le pays est frappé par une explosion des cas.


■ Liban: colère dans les rues de Tripoli

Des foules de manifestants se sont massées jeudi à Tripoli devant les maisons de certains des plus grands politiciens libanais, incendiant des bennes à ordures et brisant des caméras de surveillance lors d'une quatrième journée consécutive de violences. Une partie de la population est excédée par les restrictions sanitaires et une crise économique qui ne cesse de s'approfondir.

Le Liban connaît sa pire crise économique depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), aggravée par la pandémie et ayant entraîné des segments entiers de la population sous le seuil de la pauvreté. Pour les manifestants, les confinements à répétition, notamment celui en vigueur depuis le 14 janvier, l'un des plus stricts du monde, ont été le coup de grâce.


■ La Nouvelle-Zélande, meilleur pays face au covid

Le groupe de réflexion australien Lowy Institute publie ce jeudi une étude sur le covid dans le monde qui circule rapidement. Les experts proposent en effet un classement des pays selon certains critères. La Suisse apparaît au 53e rang, la Belgique, au 72e, la France, au 73e.

Attention, il ne s’agit pas d’une analyse poussée des politiques publiques. L’institut s’est donnée six critères:

  • Cas confirmés;
  • Décès confirmés;
  • Cas confirmés par millions d’habitants;
  • Décès confirmés par millions d’habitants;
  • Cas confirmés en proportion du nombre de tests;
  • Nombre de tests par milliers d’habitants.

Les chercheurs ont ensuite détaillé un peu les résultats.

La Nouvelle-Zélande a largement réussi à contrôler la pandémie grâce à une fermeture de ses frontières et à des mesures de confinement et de dépistage «rapides et énergiques». Les neuf autres pays du top 10 sont le Vietnam, Taïwan, la Thaïlande, Chypre, le Rwanda, l'Islande, l'Australie, la Lettonie et le Sri Lanka.

Le Brésil arrive en bas du classement, après le Mexique, la Colombie, l'Iran et les Etats-Unis.


■ Le débat sur l'AstraZeneca/Oxford repart

Cela fait plusieurs jours qu'une polémique entoure le vaccin conçu par AstaZeneca avec l'Université d'Oxford – pas uniquement sur la question des livraisons de fioles à l'UE.

Il y a peu, des médecins allemands ont affirmé que le produit ne serait pas efficace sur des personnes de plus de 65 ans, parlant même d'un effet à 8% seulement, ce que la firme anglo-suédoise a contesté.

Ce jeudi, la commission de vaccination allemande tranche pour sa part: elle ne recommande ce vaccin que pour les personnes âgées de moins de 65 ans en raison d'un manque de données pour les plus âgés.

«Le vaccin COVID-19 d'AstraZeneca est actuellement recommandé uniquement pour les personnes âgées de 18 à 64 ans», écrit la commission de vaccination (la STIKO) dans un document consulté par l'agence AFP. Cet avis précise que «les données disponibles actuellement sont insuffisantes pour évaluer l'efficacité du vaccin au-delà de 65 ans».

Mise à jour. En fin d'après-midi, AstraZeneca a riposté en affirmant que «les dernières analyses appuient l'hypothèse d'une efficacité du vaccin dans le groupe des plus de 65 ans».

Le produit britannico-suédois pourrait être avalisé par l'Union européenne demain ou ce week-end.


■ 1699 nouveaux cas en 24 heures

La Suisse compte 1699 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP). Cinquante-deux décès supplémentaires sont à déplorer et 94 malades ont été hospitalisés. Ces chiffres confirment la tendance à la baisse, lente mais régulière, du nombre d'infections dans le pays.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 26 638 tests ont été transmis, indique l'OFSP. Le taux de positivité s'élève à 6,38%. Sur les quatorze derniers jours, le nombre total d'infections est de 25 676. Sur les deux dernières semaines, le pays compte ainsi 297,01 nouvelles infections pour 100 000 habitants. Le taux de reproduction, qui a un délai d'une dizaine de jours, est lui de 0,95.

Depuis le début de la pandémie, 519 404 cas de contamination au Covid-19 ont été confirmés en laboratoire sur un total de 4 266 245 tests effectués en Suisse et au Liechtenstein. Le total des décès s'élève à 8597 et le nombre de personnes hospitalisées atteint 21 629.

Le pays dénombre par ailleurs 15 386 personnes en isolement et 23 209 individus faisant partie de leurs contacts ont été mis en quarantaine. S'y ajoutent 2559 autres personnes revenant de voyage d'un pays à risque et qui ont dû aussi passer par la case de la quarantaine.


■ L'Union africaine obtient 400 millions de flacons

L'Union africaine, l'UA, a obtenu 400 millions de doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19 pour les pays du continent. Cette annonce porte à 670 millions le nombre de doses qui doivent être disponibles dans les deux années à venir.

Quatre cent millions de doses supplémentaires de vaccins ont été garanties auprès de l'Institut Serum (en Inde)

a déclaré jeudi John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), lors d'une conférence de presse.

Le Serum Institute of India, ou Institut Serum, produit à grande cadence des millions de doses du vaccin contre le Covid-19 Covishield, développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford, pour l'Inde et une grande partie des pays en développement.

Lire aussi: Le mécanisme multilatéral Covax face aux égoïsmes nationaux


■ Onze pour cent d’infections en moins malgré les variants

Le nombre de tests positifs au coronavirus a diminué de 11% durant la semaine du 18 au 24 janvier par rapport à la précédente. La situation reste toutefois difficile à évaluer à cause des variants, selon l’Office fédéral de la santé publique (OFSP).

La courbe des cas confirmés en laboratoire s’est quelque peu aplatie durant la troisième semaine de janvier, indique le dernier rapport hebdomadaire de l’OFSP. Une nette diminution de 31% de cas confirmés en laboratoires a déjà été signalé entre la première et la seconde semaine de janvier.

Le nombre croissant de cas détectés des variants du Sars-CoV-2 suggère un taux d’infection plus élevé selon les données scientifiques, écrit l’OFSP. Mais au total, seuls 13’512 cas confirmés en laboratoire ont été recensés la semaine du 18 au 24 janvier, contre 15’190 la semaine précédente.

Différences cantonales. L’incidence dans les cantons et la Principauté du Liechtenstein varie de 109 cas pour 100 000 habitants par semaine à Uri et Schaffhouse à 246 dans le canton du Valais. La moyenne nationale s’élève à 156,3 infections pour 100 000 habitants.

Entre le 18 et le 24 janvier, 360 hospitalisations liées au Covid-19, confirmé en laboratoire, ont été signalées à l’OFSP jusqu’à mercredi. La semaine précédente, au même moment, leur nombre était de 505.

Des déclarations tardives sont encore attendues. Malgré tout, le nombre d’hospitalisations diminue nettement, relève l’OFSP.

Pendant la semaine 3, le nombre moyen de patients atteints du Covid-19 hospitalisés en soins intensifs s’élevait à 327. Ce chiffre a diminué, mais l’occupation des lits en soins intensifs reste élevée, note le rapport.


■ Les préposés à la protection des données expriment leur inquiétude

Les préposés à la protection des données de la Confédération et des cantons se sont réunis ce jeudi matin pour exprimer leurs soucis par rapport aux conséquences des mesures liées à la pandémie. Il faut redoubler d’efforts pour limiter autant que possible les atteintes à la sphère privée et à l’autodétermination, assurent-ils, résumés par l’ATS.

Ils citent deux exemples:

  • La publication du nombre d’infections va de soi dans les grandes communes, mais pas dans les petites, puisque les personnes malades pourraient facilement être identifiées;
  • L’utilisation d’une application lors de l’enseignement à distance ne serait que partiellement conforme à la protection des données.

Ces responsables plaident pour que les mesures prises par les autorités, en vertu du droit d’urgence et qui ont une incidence sur la sphère privée et l’autodétermination, restent limitées dans le temps. Elles doivent à terme être soumises à l’approbation des autorités législatives. Les préposés rappellent qu’il a été possible de soumettre SwissCovid à la procédure pilote ordinaire prévue par la loi sur la protection des données.


■ La flambée boursière de l’an 1 de la pandémie a profité au fonds souverain norvégien

Le fonds souverain de la Norvège, le plus gros au monde, a engrangé plus de 100 milliards d’euros de gains en 2020, annonce la Banque de Norvège.

Tiré essentiellement par les marchés boursiers, en particulier les valeurs technologiques, le fonds a dégagé un rendement de 10,9% l’an dernier, soit 1070 milliards de couronnes (101,5 milliards d’euros), le deuxième plus gros gain de son histoire en valeur absolue.

Sa valeur fin décembre atteignait 10.914 milliards de couronnes (1.035 milliards d’euros).


■ L’Allemagne envisage de se fermer à quatre pays

L’Allemagne envisage une réduction drastique du trafic aérien avec le Royaume-Uni, le Brésil, l’Afrique du Sud et le Portugal, des pays qu’elle considère comme les plus affectés par les nouveaux variants du coronavirus, a indiqué jeudi le ministre de l’Intérieur.

«Nous nous concentrons sur les zones de mutation [du virus] pour cette proposition de restriction de voyage», a déclaré ce jeudi matin le ministre Horst Seehofer à la presse, précisant qu’un projet en ce sens devrait être présenté vendredi par le gouvernement allemand.


■ Polémique sino-américaine à propos de la mission de l’OMS

Alors que les enquêteurs internationaux viennent d’achever leur quarantaine (lire plus bas), la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki a averti mercredi que Washington évaluerait «la crédibilité du rapport d’enquête une fois terminé». «Il est impératif que nous allions au fond des choses dans l’apparition de la pandémie en Chine», a lancé Jan Psaki, ajoutant que les Etats-Unis «soutiennent une enquête internationale qui à notre avis doit être claire et poussée».

On s’en doute, ces propos n’ont pas spécialement plu à Pékin. Durant un point de presse ce jeudi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian a rejeté «les a priori négatifs» de la Maison-Blanche. Il a estimé que ces propos de Jen Psaki constituent «une ingérence inutile» dans le travail des experts, «qui ne sera pas propice à la recherche de résultats scientifiques sérieux».


■ Le Valais étoffe son aide économique

Le Conseil d’Etat valaisan présente en ce moment une hausse de ses soutiens à l’économie cantonale, notamment des aides à fonds perdus pour les commerces affectés par la fermeture imposée depuis le 18 janvier.

Il instaure aussi un soutien aux entreprises qui n’ont pas dû fermer sur décision d’autorité, mais dont le recul du chiffre d’affaires durant 12 mois consécutifs atteint au moins 30% par rapport au chiffre d’affaires moyen des exercices 2018 et 2019. Le Conseil d’Etat précise que «cette aide est plus généreuse que celle de la Confédération qui a fixé le critère d’aide à un recul de 40% du chiffres d’affaires».

En conférence de presse, par visioconférence pandémie oblige, Christophe Darbellay, le président du Conseil d’Etat valaisan et ministre de l’Economie, a appuyé sur le fait que le Valais «ne veut pas d’une aide rapide, mais très rapide». Le démocrate-chrétien a souligné l’importance de soutenir le tissu économique valaisan, afin de «voir un peu le bout du tunnel».

Si l’impact sur les finances cantonales de toutes ces aides doit encore être évalué précisément, le chiffre de 100 millions de francs a été articulé durant la conférence de presse.


■ Pfizer et BioNTech assurent de la malléabilité de leur vaccin

Les sociétés Pfizer et BioNTech insistent: leur vaccin peut conserver la grande majorité de son efficacité contre les principales mutations des variants apparus en Grande-Bretagne et en Afrique du Sud. Elles le répètent ce jeudi.

Des tests in vitro «n’ont pas montré la nécessité d’un nouveau vaccin pour faire face aux variants émergents», selon les deux compagnies, qui soulignent toutefois qu’elles «continuent de surveiller les variants émergents et sont prêtes à réagir» si une de ces mutations s’avérait résistante au vaccin.


■ L’équipe d’enquête de l’OMS en Chine sort de quarantaine

Les experts de l’Organisation mondiale de la santé ont quitté jeudi à Wuhan l’hôtel où ils étaient en quarantaine depuis deux semaines, avant d’entamer sur le terrain leur enquête en Chine sur l’origine du nouveau coronavirus.

L’AFP raconte que, tenue à bonne distance, son équipe a pu voir une dizaine d’enquêteurs monter à bord d’un autocar qui les attendait à la sortie de l’hôtel. Le véhicule est parti pour une destination inconnue dans la ville où le Covid-19 s’est manifesté dès la fin 2019.


■ Nos articles de mercredi sur les dernières mesures en date du Conseil fédéral