«Aussi sûr qu'un noceur paie ses excès d'une gueule de bois au réveil, un châtiment encore plus sévère attend une nation qui dépense sans compter pour satisfaire des plaisirs immédiats au lieu d'investir dans un développement durable», a déclaré un jour Festus Mogae, le président du Botswana entre 1998 et avril 2008.

La haute idée qu'il se faisait de sa mission de chef d'Etat a été récompensée lundi par le Prix Ibrahim de la bonne gouvernance. Les Botswanais lui doivent «la poursuite de la stabilité et de la prospérité» en dépit de la pandémie de sida, a souligné Kofi Annan, président du Comité d'attribution du prix.

Cette récompense est «une initiative utile pour essayer d'encourager le leadership, et il est important que ce combat se mène à un très haut niveau», estime Doris Baesler, de Transparency International, une organisation de lutte contre la corruption. Festus Mogae est d'ailleurs membre du conseil de gouvernance de l'ONG.