C’est dans la soirée de jeudi qu’une tempête de sable provoquée par des rafales de vent plonge la région de Kiev dans un énorme nuage de fumée, avec une forte odeur de brûlé. Les autorités ont appelé les habitants à rester chez eux et à garder leurs fenêtres fermées. Plus tard dans la journée, la qualité de l'air s'est légèrement améliorée, selon le classement des niveaux de pollution établi par IQAir, une société dont le siège est en Suisse. La capitale ukrainienne, qui figurait vendredi matin au premier rang des villes les plus polluées au monde, est rapidement revenue en 7e position de ce classement en début de soirée.

Pour les autorités, le phénomène vient des feux de forêt survenus dans la zone d'exclusion de Tchernobyl (théâtre en 1986 du pire accident nucléaire de l'histoire à une centaine de kilomètres de Kiev), ainsi que de l'incinération massive des herbes sèches par des villageois, une pratique très répandue en Ukraine.

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Il y a quinze jour, un feu de forêt est survenu autour de la centrale accidentée de Tchernobyl, renforcé par des vents violents et un temps inhabituellement sec. Des centaines de pompiers et de secouristes, ainsi que des avions et des hélicoptères, ont finalement réussi à venir à bout des flammes mardi. Cependant, le combat se poursuit toujours contre plusieurs foyers sur ce territoire. Si le service d'Etat pour les situations d'urgence assure que «le phénomène ne représente pas une menace chimique ni radiologique», des observateurs indépendants confirment que le taux de radiation à Kiev ne dépassait pas la norme.