La radio-télévision publique ivoirienne a cessé ses appels à la mobilisation contre la présence militaire française. Les «jeunes patriotes», partisans de Laurent Gbagbo, à la suite de l'appel du président, ont levé de nombreux barrages à Abidjan. A Paris, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a déclaré que la situation était «calme» mais restait «fragile».

Le commandant de la Force française Licorne a confirmé que des femmes avaient été violées pendant les exactions contre les Français.

Sur le plan diplomatique, le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir lundi pour adopter une résolution. Le texte envisagerait des sanctions à partir du 10 décembre si certains éléments des accords de Marcoussis ne sont pas appliqués d'ici là.

Sept ressortissants suisses ont quitté jusqu'à présent la Côte d'Ivoire, a indiqué jeudi le Département fédéral des affaires étrangères.