Droits humains

Les films et les forums incontournables du FIFDH

Le Festival international du film et forum sur les droits humains (FIFDH) s’ouvre ce vendredi à Genève. Sélection subjective des moments à ne pas manquer

Alors que les Etats ont entamé lundi leurs tractations au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le FIFDH s’ouvre ce vendredi à Genève. Le concept est éprouvé: des reportages, des documentaires et des fictions pour susciter le débat sur des problématiques souvent oubliées par les Etats.

La soirée d’ouverture du festival, vendredi 7 mars, sera logiquement consacrée à la Syrie et son cortège d’atrocités. Un documentaire «Return to Homs», qui montre la métamorphose du soulèvement d’abord pacifique en guerre civile, puis un débat sur la troisième voie entre le régime et la rébellion armée.

Syrie encore, avec le lendemain, la présentation du film de Mohammad Matas, «A Ladder to Damascus» (la montée vers Damas). Le réalisateur sera le grand absent de cette édition, puisqu’il a été empêché de quitter la Syrie.

Le programme du festival a été élaboré, avant que les événements se précipitent en Ukraine. Mais l’ex-union soviétique sera bel et bien présente avec des films sur les fameuses Femen ukrainiennes, Les Pussy Riot, la situation au Kazakhstan ou le «Dernier Dictateur d’Europe», le président biélorusse Loukachenko.

Journée mondiale oblige, le samedi 8 mars sera consacré aux violences dont sont victimes les femmes. Avec notamment une question: L’Europe est-elle laxiste face à la traite des femmes? Le débat aura lieu après la projection du documentaire «The price of sex», enquête sur ce marché sordide entre Athènes, Istanbul ou Dubaï.

Ignorées au Conseil des droits de l’homme, les violences contre les homosexuels seront l’objet de la soirée du lundi 10 mars avec la présence de Robert Badinter, l’ancien ministre de la justice de François Mitterrand et infatigable défenseur des libertés. Débats après le film «Global Gay, le nouveau défi pour les droits humains».

Les crimes contre la minorité musulmane au Myanmar et la montée des populismes et fascismes en Europe seront débattus presque simultanément le mardi 11 mars. A noter le documentaire «The Cleaners» sur Aube dorée, le mouvement d’extrême droit grec. Le lendemain, le réalisateur suisse Nicolas Wadimoff présentera son «Chasseur de crimes», qui suit l’ONG TRIAL dans sa traque de criminels de guerre sur le territoire helvétique.

Les jeudi 13 et vendredi 14 seront consacrés aux nouvelles technologies mises au service des résolutions en Turquie, en Tunisie ou en Ukraine mais aussi à la surveillance d’Internet, avec «The Snowden Files». Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange interviendra à distance depuis l’ambassade équatorienne de Londres, où il est toujours bloqué. Son avocat, l’ancien juge espagnol Baltazar Garzon, sera lui bien présent à la tribune pour le débat du vendredi 14 mars.

Enfin, signalons le dimanche 16 mars, dernier jour du festival, un débat consacré à Haïti, tombé dans l’oubli depuis le terrible séisme de 2010. Avec la participation de l’avocat Mario Joseph.

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