Emmanuel Macron a toujours envie de transformer la France. Son intervention mardi, à Mulhouse, sur la nécessité de partir à l’offensive contre le «séparatisme» islamiste qui mine selon lui certains quartiers et territoires est un chantier risqué de plus. Après une journée passée à dialoguer avec des responsables d’associations musulmanes, dans une Alsace marquée par le chantier controversé de la mosquée Annour financée par le Qatar et inaugurée en mai 2019, le président français a fixé un triple cap destiné, aussi, aux maires des 35 000 communes qui seront élus les 15 et 22 mars: «Lutter contre les influences étrangères», «favoriser l’organisation du culte musulman» et «lutter contre toute manifestation séparatiste».

Pas question, en revanche, de singulariser l’islam par un grand plan dédié à cette religion qui compte, en France, environ 6 millions de fidèles [même si l’interdiction des statistiques ethniques et religieuses complique cette estimation]: «Faire un plan contre l’islam serait une faute profonde» a poursuivi le chef de l’Etat.