Immigration

Le flux de migrants a chuté d'un tiers en Suède avec les contrôles frontaliers

La Suède, qui proportionnellement est le pays de l'UE qui accueille le plus de migrants, affirme ne plus avoir les moyens de loger les derniers arrivés. Elle dresse un premier bilan du rétablissement des contrôles

Le nombre de nouveaux migrants arrivés sur le territoire suédois a chuté de 30% depuis le rétablissement des contrôles aux frontières du royaume scandinave, a-t-on appris samedi auprès de l'Office national des migrations (MV).

«Le nombre de (nouveaux) demandeurs d'asile a diminué de 1.500 par jour à environ 900 après le rétablissement des contrôles aux frontières» le 12 novembre, indique l'office dans un communiqué.

Cette baisse ne se traduit pas encore dans les statistiques de demandes d'asile déposées car les services de l'office s'astreignent maintenant à traiter la masse de dossiers laissés en souffrance faute de personnel.

Près de 9.500 demandes ont ainsi été reçues entre le 13 et le 19 novembre, dont 75% d'Irakiens, d'Afghans et de Syriens, un niveau proche des moyennes enregistrées les semaines précédentes.

«Il faudra par conséquent attendre quelques jours pour constater dans les statistiques la baisse marquée du nombre de nouvelles demandes», souligne l'office.

 

20% d'étrangers en Suède

D'autres facteurs que le rétablissement des contrôles aux frontières méridionales du pays, comme les variations des flux de migration au gré des saisons, peuvent expliquer cette tendance, prévient-on de même source.

La Suède, qui compte plus de 20% de résidents d'origine étrangère, est le pays membre de l'Union européenne accueillant le plus grand nombre de migrants par habitant.

Avant le rétablissement des contrôles frontaliers prévus par le traité de Schengen, l'Office suédois des migrations s'attendait à voir arriver jusqu'à 360.000 réfugiés en 2015 et 2016, l'équivalent de 3 millions de personnes à l'échelle d'un pays comme l'Allemagne. Les prévisions n'ont pas été actualisées depuis.

Débordée, la Suède affirme ne plus avoir les moyens de loger les derniers réfugiés parvenus sur son sol. Des campements de tentes chauffées ont même été dressés en plusieurs lieux du pays mais leur ouverture se heurte à des difficultés d'ordre juridique.

 

 

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