Santé

Le Fonds mondial, la discrète organisation qui jongle avec les milliards

Les bailleurs du Fonds mondial sont réunis à Lyon pour financer la lutte contre le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, qui menace de s’essouffler

«Le monde est devant un choix contre les grandes pandémies. Le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose sont de redoutables adversaires. Contre eux, il ne peut y avoir de demi-mesure, soit nous accélérons la lutte, soit nous revenons en arrière», a lancé mercredi à Lyon le directeur du Fonds mondial contre ces trois maladies, le Britannique Peter Sands, lors d’une conférence visant à mobiliser les bailleurs. Le Fonds mondial a fixé la barre minimale à 14 milliards de dollars de contributions pour ces trois prochaines années, afin de poursuivre les progrès et envisager une éradication des trois maladies en 2030.

Le Fonds mondial? Une jeune organisation méconnue mais qui brasse des milliards depuis Genève. Depuis sa création en 2002, le Fonds mondial contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme a stoppé la progression de ces grandes pandémies. Il se targue d’avoir sauvé 32 millions de malades qui, sans ses programmes, n’auraient pas eu accès à des traitements. C’est le principal mécanisme international de financement contre les trois pandémies.