L’incendie de Notre-Dame de Paris lundi soir a empêché le président Emmanuel Macron d’annoncer sa liste de souhaits pour sortir de la crise des «gilets jaunes». Mais le texte avait déjà été distribué à la presse, qui en a fait état, d’autant qu’on ne sait toujours pas quand le président français reprendra la parole – «à sa convenance», dit son service de presse. Et c’est ainsi que le peuple français a découvert, par la bande, ce que son dirigeant prévoyait pour lui. Avec parmi les mesures les plus visibles, la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA), bête noire des «gilets jaunes». «La suppression de l’ENA pourrait avoir un écho positif auprès de beaucoup», écrit la Süddeutsche Zeitung. «Avec des promotions de 100 élèves seulement par an, ses alumni dominent largement la vie politique et économique française, rappelle le Financial Times; en proviennent quatre présidents (dont Emmanuel Macron) et sept premiers ministres, et un très grand nombre de grands patrons d’aujourd’hui comme ceux d’Orange ou de la Société Générale.»

Lire aussi: Les mesures qu’Emmanuel Macron allait annoncer à la suite du «grand débat»