Une forte secousse sismique, qui n’a provoqué aucun dégât et n’a pas fait de blessé, a été ressentie jeudi soir dans l’île de la Corse en Méditerranée ainsi qu’à Marseille (sud-est), deuxième ville de France, a-t-on appris auprès des pompiers.

Selon le bureau central sismologique français de Strasbourg, l’épicentre du séisme était situé en mer, à 100 km à l’ouest d’Ajaccio (Corse), et s’est produit à 21h21 locales (19H21 TU), tandis que le centre sismologique euro-méditerranéen le situe précisément à 20 km de profondeur, en Méditerranée.

Selon le Centre de secours local, le séisme a été ressenti dans toute la Corse tandis qu’à Marseille, ce sont les arrondissements proches du littoral, qui ont été le plus touchés, selon les marins-pompiers. Quelque 1.200 appels téléphoniques ont été adressés aux pompiers corses dans la soirée par des habitants inquiets.

A Marseille, la secousse, confirmée par la préfecture des Bouches-du-Rhône, a été ressentie vers 21h15, selon le témoignage d’un marin-pompier: «mon immeuble a eu comme un frisson, c’est toute l’ossature qui a vibré, ça a duré une seconde maximum», a-t-il raconté à l’AFP. Selon les marins-pompiers, une secousse avait été ressentie déjà mercredi soir à Ajaccio et à Nice.

Une activité sismique bien connue

La Provence, la région de Nice et Monaco sont connues pour être de grandes zones sismiques en France.

L’activité sismique en France résulte du choc frontal entre la plaque tectonique africaine (qui remonte vers le nord) et la plaque eurasienne. La première plonge sous la seconde en Méditerranée. Des contrecoups de ce mouvement sur la petite plaque adriatique la font entrer, comme un coin, vers l’ouest.

Au cours des trente dernières années, il y a eu un séisme de magnitude 4 à 5 par an en France. En 1996, ceux de Saint-Paul-de-Fenouillet (Pyrénées-Orientales) et d’Annecy (Haute-Savoie) ont été de magnitude supérieure à 5.