Selon le ministre indonésien Hassan Wirayuda, les participants de la réunion du forum Europe-Asie (ASEM) à Bali devraient demander ce jeudi à la junte birmane de «répondre à l'expression de la préoccupation de la communauté internationale». En d'autres termes, les généraux «doivent libérer Mme Aung San Suu Kyi» maintenue au secret depuis le 30 mai. La détention de la cheffe l'opposition démocratique et Prix Nobel de la paix devrait en effet dominer les débats de la réunion de l'ASEM qui a débuté mercredi à Bali. Au cours de ces deux jours de rencontre, les chefs de la diplomatie devaient évoquer une série de dossiers préoccupants: la lutte antiterroriste, la contrefaçon ou encore les conséquences économiques de l'épidémie de pneumopathie. Cependant, diverses déclarations laissent à supposer que le dossier phare du forum portera sur la libération d'Aung San Suu Kyi.

Dans son édition d'hier, le Financial Times a même fait état de la déclaration d'un officiel européen parlant d'un risque de «détérioration des relations avec l'ensemble de la région (Asie)» si l'opposante au régime militaire n'était pas libérée au plus vite.

Alors que depuis quelques mois la pression exercée par la communauté internationale à l'encontre de la junte militaire ne cesse de s'intensifier, des doutes subsistent encore quant à la libération prochaine de Aung San Suu Kyi.