Une fouille «approfondie» des installations nucléaires en France était en cours lundi après l’intrusion de militants de l’organisation Greenpeace dans une centrale à une centaine de kilomètres de Paris, a annoncé à l’AFP un porte-parole du ministère français de l’Intérieur.

Ce porte-parole a assuré qu’à «aucun moment, l’intégrité des installations nucléaires n’a été mise en péril» par l’intervention des militants de Greenpeace. Greenpeace affirme avoir des militants dans plusieurs installations nucléaires, en plus de celle de Nogent-sur-Seine où ses militants sont parvenus à entrer lundi matin.

Les deux derniers des neuf militants de l’organisation écologiste Greenpeace qui s’étaient introduits à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube) ont été interpellés, selon le ministère de l’Intérieur.

«A Nogent, ils étaient neuf, les deux derniers viennent d’être interpellés», a déclaré à l’AFP le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Le groupe Electricité de France (EDF), qui exploite les centrales, a assuré que la centrale de Nogent-sur-Marne était la seule de France où ont été constatées des traces d’intrusion.

Greenpeace avait affirmé lundi en fin de matinée dans un communiqué avoir des militants «dans d’autres installations nucléaires» que celle de Nogent-sur-Seine.

Par ailleurs, un homme a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi près de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse (centre) avec une corde et une banderole, a indiqué la gendarmerie.

EDF a annoncé que des banderoles avaient été déployées et «immédiatement retirées» sur les sites nucléaires de Chinon (Indre-et-Loire) et du Blayais (Gironde), parallèlement à l’intrusion de neuf militants de Greenpeace dans la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube) qui ont donc tous été arrêtés.