Il fait beau à Paris, et au bas d’un grand mur végétalisé qui signe la gentrification du quartier, voici Pedro, appelons-le ainsi. Pedro est aide-soignant, il a 47 ans et a arrêté de voter il y a plusieurs années. «Aucun candidat ne m’intéresse. Tant qu’on sera dans l’Union européenne et l’OTAN, on ne peut rien faire, on n’a plus notre souveraineté. Si je votais encore, ce serait pour Mélenchon, c’est celui qui me fait le moins peur. Mais je n’ai pas confiance non plus.»