L'essentiel

La mission de l'OMS à Wuhan a enfin commencé ses travaux.

En France, avant une fermeture dès lundi, des grands centres commerciaux ont été pris d'assaut. 

Retrouvez notre suivi du vendredi 29


■ Le Valais ferme une école

Le Conseil d'Etat valaisan annonce ce samedi soir la fermeture de l'école de Saint-Nicolas pendant 10 jours. «Onze enfants et six enseignants ont été testés positifs au coronavirus, entre autres avec la variante britannique du virus», écrit le gouvernement.

Dans une autre école, à Saint-Maurice, deux classes de l’école primaire ont été mises en quarantaine. Là aussi, l'Etat évoque la variante découverte en Grande-Bretagne.


■ Afflux dans les grandes surfaces en France

Dernière chance pour réparer son placard ou faire les soldes? A la veille de la fermeture des plus grands magasins et centres commerciaux, certains clients prennent leurs précautions et gonflent la fréquentation, notamment en province, où se presse beaucoup de monde, avant qu'ils ne ferment dimanche. Sont concernés les magasins de plus de 20.000 mètres carrés dont le Premier ministre Jean Castex a annoncé vendredi la fermeture face au risque de recrudescence de l'épidémie de Covid-19.

Le gouvernement précise, après une réunion avec le secteur, que 400 magasins seraient concernés en France: pas seulement des «centres commerciaux», comme initialement annoncé, mais aussi des sites occupés par un seul commerce, comme c'est par exemple le cas pour plusieurs établissements Ikea.


■ Le Vatican rouvre ses musées

Les musées du Vatican, qui incluent la célèbre Chapelle Sixtine, annoncent leur réouverture à partir de lundi, après avoir été fermés pendant 88 jours en raison des restrictions liées à la pandémie.

Il s'agit de la plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale. Les collections seront visibles du lundi au vendredi, mais les visiteurs devront réserver à l'avance leurs billets et se verront attribuer des créneaux horaires d'entrée.


■ Semi-confinement allégé à Oslo

Le gouvernement norvégien annonce la levée de plusieurs mesures de semi-confinement à Oslo et sa région, prises le weekend dernier après la détection de cas du variant britannique du coronavirus dans une localité proche de la capitale.

Les boutiques pourront rouvrir à partir de mercredi à Oslo et dans 24 autres communes environnantes concernées par les restrictions, de même que les restaurants qui ne pourront toutefois toujours pas servir d'alcool. Les centres commerciaux resteront fermés.

Bien que la situation reste «incertaine (...), l'infection est toujours en baisse en Norvège, nous avons maintenant une meilleure vue d'ensemble de la propagation du virus muté»,  déclare le ministre de la Santé, Bent Høie. Si les communes concernées ont toujours la possibilité de fermer les écoles et l'enseignement numérique pour certains lycées et universités reste la règle, les restrictions entourant les activités sportives et de loisirs seront assouplies mercredi.


■ Face aux nouveaux variants, les pays se referment

L'inquiétude face à la propagation de variants du coronavirus plus contagieux gagne plusieurs pays qui ferment leurs frontières en Europe et ailleurs. Après la France, l'Allemagne interdit à partir d'aujourd'hui les entrées sur son territoire par voie terrestre, maritime et aérienne de personnes venant de cinq pays fortement touchés par les différents variants du Covid-19.

Le Canada va aussi durcir les restrictions à l'entrée sur son sol, des mesures qui visent à «décourager les voyageurs» afin de freiner la propagation des nouveaux variants, admet le premier ministre Justin Trudeau. Le Mexique lui a aussitôt demandé de revenir sur cette décision.


■ Baisse des cas aux Etats-Unis

Aux Etats-Unis, les nouveaux cas de Covid et les hospitalisations sont en baisse depuis deux semaines, même si le nombre total de cas positifs quotidiens est encore plus important qu'à l'été. Selon les experts, les raisons de cette amélioration vont du respect des gestes barrières au fait que la période des fêtes, favorable aux rassemblements, est loin. Et, au moins dans certains Etats du pays, le virus a déjà contaminé une bonne partie de la population: l'effet de l'immunité joue aussi.

Il y a encore plus de 3000 morts par jour, en raison du délai entre hospitalisations et décès, mais les courbes vont dans la bonne direction dans un pays où l'épidémie a déjà tué plus de 430 000 personnes.


■ Salve de l'UDC contre Alain Berset

Le président de l'UDC Marco Chiesa dénonce la gestion de la crise du coronavirus par le Conseil fédéral. Face à la pandémie, l'UDC est «le seul parti de ce pays qui conserve son esprit critique (...) et qui suit une stratégie cohérente», affirme le Tessinois lors de l'assemblée des délégués virtuelle.

Marco Chiesa dénonce «le dilettantisme du ministre de la santé Alain Berset et de la majorité du centre gauche du Conseil fédéral». La politique menée provoque «des dommages sociaux et économiques incalculables». A lui seul, le confinement engloutit six millions de francs d'argent du contribuable par heure, alors que tous les indicateurs clés relatifs à la pandémie sont à la baisse.

Le conseiller aux Etats exige donc la réouverture des magasins et des restaurants, la poursuite de l'enseignement en présentiel dans les écoles, la mise en place de concepts de protection «efficaces» dans les homes pour personnes âgées et une accélération de la vaccination, des contrôles et des tests systématiques aux frontières, l'extension des tests aux entreprises et, dans une deuxième étape, aux manifestations.


■ L'OMS en visite à Wuhan

Les experts de l'OMS se rendent samedi à Wuhan (centre de la Chine) dans le premier hôpital à avoir accueilli des malades du Covid-19, au deuxième jour de leur enquête de terrain sur l'origine du coronavirus.

Premier pays frappé par l'épidémie, la Chine est quasi-muette sur cette visite ultra-sensible politiquement pour Pékin, accusé d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de Covid. L'emploi du temps précis des experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) reste ainsi opaque: leurs messages sur les réseaux sociaux ainsi que ceux de l'OMS constituent les rares sources d'information. La visite a été une «occasion importante pour parler directement avec les médecins qui étaient sur le terrain à ce moment critique de la lutte contre le COVID!», tweete Peter Daszak, un des membres de la délégation.

Un fort doute subsiste toutefois sur l'intérêt des éléments que les enquêteurs seront en mesure de réunir, plus d'un an après le début de la pandémie et face à des autorités chinoises connues pour leur opacité sur les sujets polémiques.