Attentats

La France craint maintenant des attaques chimiques ou bactériologiques

Le premier ministre Manuel Valls juge «possible» des attentats par d'autres armes. Il plaide pour le fichier européen des passagers, qui va être évoqué ce jeudi à Bruxelles

Des attentats avec des «armes chimiques ou bactériologiques» sont possibles en France, a déclaré jeudi le Premier ministre français Manuel Valls, en demandant lors d’un discours à l’Assemblée nationale la prolongation de l’état d’urgence, six jours après les attentats de Paris.

«Il peut y avoir aussi le risque d’armes chimiques ou bactériologiques», a-t-il dit. Il est «plus que jamais temps d’adopter le fichier européen des passagers aériens», a aussi affirmé le Premier ministre. Ce système de suivi des passagers devrait être évoqué ce jeudi à Bruxelles, durant une réunion extraordinaire des ministres de l’Intérieur.

Le premier ministre insiste en outre sur l’argumentaire guerrier lancé par le président François Hollande peu après les attentats. «Nous sommes en guerre. Pas une guerre à laquelle l’histoire nous a tragiquement habitués. Non, une guerre nouvelle – extérieure et intérieure –, où la terreur est le premier but et la première arme», a-t-il lancé à la tribune.

Lire aussi: La police française confrontée à une logistique terroriste sans précédent

Publicité