Une semaine de peur, de colère et de deuil. Depuis l’agression mortelle, dimanche 5 juillet, d’un chauffeur de bus de la société Keolis à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), la cité basque et la France entière redécouvrent un phénomène que les médias sont souvent accusés d’amplifier, mais qui mine le pays: le fléau des violences urbaines.

Décédé vendredi 10 juillet après une semaine dans le coma, Philippe Monguillot avait été violemment pris à partie, puis roué de coups il y a une semaine après avoir exigé le ticket d’un passager et demandé à trois autres de porter un masque de protection, obligatoire en France dans les transports en commun. Coïncidence de calendrier: cette agression est intervenue à quelques semaines des traditionnelles fêtes de Bayonne de la fin juillet – qui voient la ville se transformer chaque année en fête permanente et en beuverie géante – annulées en raison de l’épidémie de Covid-19. Et elle domine l’actualité alors que s’est achevé, vendredi 10 juillet, l’état d’urgence sanitaire mis en place le 23 mars pour contrer la propagation du coronavirus. Un régime transitoire permettant certaines mesures d’exception et de restriction appropriée des libertés publiques reste en vigueur jusqu’au 31 octobre.