Le piège électoral est bien anticipé à l’Elysée, où la comparaison avec la pandémie de Covid-19 et la pénurie initiale de respirateurs s’impose. «Le risque principal pour le président, c’est de manquer d’oxygène politique au centre de l’échiquier électoral, juge une ancienne conseillère d’Emmanuel Macron, aujourd’hui active au sein de la République en marche (LREM), le parti présidentiel. Ce qui a fait sa force en 2017, à savoir l’absence d’alternative crédible à gauche et le doute qui s’était emparé de la droite républicaine menée par François Fillon, était accidentel. Il le sait. Tout le monde le sait. L’objectif est donc simple: occuper ce terrain centriste, jouer des coudes à droite, à gauche, et du côté de l’écologie compatible avec l’économie de marché pour que notre mouvement continue à respirer. Et, le moment venu, se relancer par une offensive sur le terrain. Car Macron, rappelons-le, est excellent dans le débat, comme candidat…»

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