Presse

France: Google ne rétribuera pas les éditeurs de presse pour les extraits de leurs contenus

Dès le mois prochain, le moteur de recherche n’affichera plus dans ses résultats des extraits d’articles, des photos et vidéos des éditeurs de presse européens. Une décision qui n’est «pas acceptable» pour le ministre français de la Culture

La directive européenne sur le droit d’auteur, adoptée le 26 mars dernier, prévoit en son corps que les plateformes en ligne indemnisent les éditeurs de presse dont elles utilisent les contenus. Dans ce sillage, Google ne rémunérera pas ces éditeurs de presse européens en France en vertu de ces «droits voisins» des droits d’auteur, mais ne fera plus apparaître leurs contenus dans ses résultats sans leur accord, a annoncé mercredi un responsable du groupe.

Le géant américain du numérique a annoncé ces nouvelles règles pour la France qui s’appliqueront le mois prochain, en application d’une loi adoptée cet été, qui transpose dans le droit français la directive européenne sur le droit d’auteur.

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Cette loi instaure notamment un «droit voisin» au profit des éditeurs de presse et agences, dont l’AFP, une mesure censée les aider à faire rémunérer la reprise de leurs contenus sur les plateformes en ligne et autres agrégateurs, et qui avait fait l’objet d’une intense bataille de lobbying à Bruxelles, opposant les entreprises de médias aux GAFA.

En Suisse, certains éditeurs plaidaient l’année passée pour un droit voisin analogue d’accord avec l’Union européenne. Sans entendement trouvé, le pays pourrait devenir une cible de choix pour les plateformes en ligne.

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Libre-choix des éditeurs

En application de la loi française, Richard Gingras, vice-président de Google en charge de l’information, a présenté mercredi ces nouvelles règles à la presse. Les éditeurs de presse basés en Europe devront désormais décider individuellement si, en France, des extraits de leurs infos (textes, vidéos…), ou «snippets», et autres images miniatures (ou «thumbnails») continueront d’apparaître à côté des liens renvoyant vers leurs sites. Et ce, tant dans les résultats de recherche que dans Google Actualités.

Pour les éditeurs qui accepteront, ces extraits s’afficheront sans qu’ils soient rémunérés par Google. S’ils le refusent, ces extraits et autres mini-images ne s’afficheront plus désormais dans les résultats du moteur de recherche, qui n’incluront dans ce cas qu’un titre et un lien vers les infos des éditeurs concernés. Mais les actualités de ces médias continueront bien à être référencées, a assuré Google, même si ces éditeurs de presse risquent de voir le trafic vers leurs sites diminuer voire chuter.

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Ce refus de Google de rémunérer les éditeurs de presse en France, dans le cadre de l’application de la réforme européenne du droit d’auteur, n’est «pas acceptable», a déclaré mercredi le ministre de la Culture, Franck Riester, dans un communiqué.

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