Défendue avec force par le gouvernement français, la proposition de loi pour une «sécurité globale» provoque une levée de boucliers. Plusieurs milliers de manifestants ont exprimé leur colère samedi sur la place du Trocadéro, à Paris, à quelques pas du parvis des Droits de l’homme, dont l’accès était condamné par les forces de l’ordre. Tout un symbole pour les opposants, qui dénoncent une dérive autoritaire. Une disposition, ajoutée dans la dernière ligne droite, suscite la controverse: l’article 24. Ce dernier prévoit de limiter la diffusion malveillante d’images des forces de l’ordre pour ne pas porter atteinte à leur «intégrité physique ou psychique». Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, évoque une mesure qui «protège ceux qui nous protègent» de la violence de la rue et de l’appel à la vengeance sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration, il ira jusqu’à avancer l’hypothèse d’un floutage des visages de policiers, une piste pourtant absente du projet de loi.

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