La prolifération des cas de variants anglais et les «enfermistes» ont contraint le gouvernement français à slalomer une nouvelle fois avec le virus, dont le taux d’incidence en région parisienne atteint le record de 446 pour 100 000. Qualifiés «d’enfermistes», de nombreux médecins et une partie du personnel soignant plaidaient notamment pour un reconfinement des 22 millions d’habitants de la région Ile-de-France. Or lors de sa conférence de presse de jeudi, le premier ministre, Jean Castex, ne leur a donné qu’en partie gain de cause.

Verrouillage «territorialisé»

L’Hexagone entrera en effet, à partir de ce vendredi minuit, dans un régime de verrouillage sanitaire «territorialisé» destiné à «freiner» sans «enfermer». Le confinement strict à la mode de mars-avril 2020 – qui était sur la table lors du Conseil de défense sanitaire mercredi – n’a pas été retenu par Emmanuel Macron. Le schéma choisi empêchera toutefois les familles des régions concernées de se déplacer librement lors des vacances scolaires de Pâques (du 17 avril au début mai à Paris). Pour redonner par ailleurs confiance dans le vaccin AstraZeneca validé quelques heures plus tôt par l’Agence européenne du médicament (1,5 million de personnes l’ont reçu en France), le chef du gouvernement en recevra une première injection ce vendredi.