Les partisans d’une sortie pure et dure de la France de l’Union européenne ont sans doute perdu leur principal porte-parole politique. Candidat à l’élection présidentielle française, crédité d’un très maigre score au premier tour avec 0,92% des suffrages, François Asselineau est aujourd’hui empêtré dans une affaire de mœurs qui pourrait mettre un terme à sa carrière publique. Mis en examen vendredi pour «harcèlement moral et sexuel» contre d’anciens collaborateurs de son micro-parti l’UPR (Union populaire républicaine), ce haut fonctionnaire français de 63 ans, membre du prestigieux corps de l’Inspection des finances (comme Emmanuel Macron), est accusé par deux hommes, anciens salariés de sa formation. L’intéressé, qui a toujours démenti fermement et bénéficie de la présomption d’innocence, est désormais sous contrôle judiciaire.