L’émission de la chaîne publique France 2 devait donner aux téléspectateurs français l’occasion de se faire leur propre idée sur les programmes en lice pour les élections législatives européennes pour lesquelles on vote dimanche en France. Et Arlette Chabot en grande prêtresse des messes et plateaux politiques avait consciencieusement rassemblé Xavier Bertrand (Union pour la majorité présidentielle), Martine Aubry (Parti socialiste) Olivier Besancenot (Nouveau parti anticapitalliste), Philippe de Villiers (Libertas) Marine Le Pen (Front national), Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche), Daniel Cohn Bendit (Europe écologie) et François Bayrou (MoDem), pour les questionner.

Las, il est très probable que le débat ne reste dans les annales du petit écran que pour le clash violent qui a opposé peu de temps après le début de l’émission François Bayrou et Daniel Cohn Bendit. Le premier accuse vivement le second de copinage avec Nicolas Sarkozy, le second réplique en le tutoyant comme à l’accoutumée, et après un bref échange où les insinuations le disputent aux mots d’oiseau, lui assure qu’il est trop minable pour devenir président de la République. Le reste est à l’avenant.

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De nombreux commentateurs ont récemment noté la nervosité de François Bayrou, désormais au coude à coude dans de récents sondages avec les écologistes, derrière l’UMP et les socialistes, après avoir perdu des points en intentions de vote. Le chef de file du MoDem a d’ailleurs plusieurs fois attaqué les instituts de sondages qu’il accuse de manipulation, comme mercredi lors d’un discours à la Mutualité de Paris, et hier matin sur les antennes de France Inter.

Pour ses supporters cependant, il n’y a pas vraiment dérapage, mais François Bayrou est tout simplement, selon eux, bien plus à l’aise en meeting ou en déplacement «sur le terrain» que devant les micros.