Le chef de l’Etat y annonce également le report des élections pour ces futures grandes régions et pour les conseils départementaux de mars «à l’automne 2015».

Après avoir observé que les régions, devenues des acteurs majeurs de l’aménagement du territoire, sont «à l’étroit dans des espaces hérités de découpages administratifs remontant au milieu des années 1960» et ont des ressources inadaptées à leurs compétences, François Hollande présente la réduction de leur nombre comme un moyen de «les renforcer».

Des régions de taille européenne

La carte des nouvelles régions, qui seront «de taille européenne et capables de bâtir des stratégies territoriales», sera soumise au débat parlementaire, assure François Hollande.

«Mais il faut aller vite car il ne nous est pas permis de tergiverser sur un sujet aussi important pour l’avenir du pays», selon le chef de l’Etat.

Picardie et Champagne-Ardenne vont fusionner, comme Auvergne et Rhône-Alpes, mais aussi Bourgogne et Franche-Comté ou Midi-Pyrénées et Languedoc, a ensuite annoncé l’Elysée. Bretagne, Pays-de-la-Loire, Aquitaine, Nord-Pas-de-Calais, Corse, Ile-de-France (région parisienne) et Provence-Alpes-Côte d’Azur seront inchangés.

«Davantage de responsabilités»

Les 14 grandes régions annoncées auront «davantage de responsabilités», souligne François Hollande dans sa tribune. Elles seront la seule collectivité compétente pour soutenir les entreprises et porter les politiques de formation et d’emploi, intervenir sur les transports, «des trains régionaux aux bus en passant par les routes, les aéroports et les ports», ou encore gérer les lycées et les collèges.

Et pour y parvenir, ajoute le président, elles disposeront de «moyens financiers propres et dynamiques» et «seront gérées par des assemblées de taille raisonnable», «ce qui veut dire moins d’élus».