Ryadh Ghessil est catégorique. «La courbe de la francophonie descend carrément en Algérie», nous affirme ce maître de conférences en linguistique à l’Université de Boumerdès, à quelques kilomètres à l’est d’Alger. Que ce soit dans une logique de diversification des alliances pour ces pays qui ont passé des décennies sous influence française ou tout simplement à cause du malaise postcolonial, le constat est généralisé: la langue française perd de son lustre dans le Maghreb.