«Nous sommes en train d’étudier si nous continuons ou pas» à participer au processus électoral, a déclaré Mohammed Mursi, un responsable de la confrérie islamiste, lors d’une conférence de presse au Caire. La confrérie annoncera «très bientôt» sa décision «peut-être demain» mercredi.

«Toutes les options sont ouvertes», a pour sa part affirmé Mohammed Badie, le guide suprême de la confrérie. «Notre devoir est de dévoiler l’injustice et d’y faire face quels que soient les sacrifices», a-t-il dit, tout en affirmant que son mouvement s’en tenait à sa position «pacifique».

Les Frères musulmans, qui soutiennent 130 candidats pour 508 sièges en lice, ont indiqué qu’ils n’auraient aucun élu au premier tour dimanche, dont les résultats officiels étaient attendus mardi. Ils ne comptent être présents que dans une vingtaine de circonscriptions au second tour le 5 décembre, mettant leur défaite annoncée sur le compte d’élections «truquées».

Les Frères musulmans avaient rejeté un appel en septembre de l’opposant laïc Mohammed ElBaradei à boycotter les législatives, affirmant vouloir rester dans la course pour «dévoiler» les méthodes du régime. Officiellement interdite, la confrérie fait périodiquement l’objet d’arrestations mais reste tolérée dans les faits en Egypte. En 2005, elle avait remporté un cinquième des sièges au Parlement, grâce à des candidats étiquetés indépendants.