Après le vote dimanche du Parlement irakien pour réclamer l'expulsion des troupes américaines, Donald Trump a menacé l'Irak de sanctions. «S'ils nous demandent effectivement de partir, si nous ne le faisons pas sur une base très amicale, nous leur imposerons des sanctions comme ils n'en ont jamais vu auparavant», a déclaré le président américain à bord d'Air Force One. «Nous avons une base aérienne extraordinairement chère là-bas. Elle a coûté des milliards de dollars à construire. Nous ne partirons pas s'ils ne nous remboursent pas.» Le président américain a, par ailleurs, une nouvelle fois menacé Téhéran de «représailles majeures» en cas d'attaque iranienne contre des installations américaines au Moyen-Orient.

Les nouvelles ne sont pas bonnes pour l’administration américaine. En Iran, en Irak, au Liban, les Etats-Unis faisaient face dimanche aux premières conséquences de l’assassinat, vendredi, du chef de l’unité d’élite iranienne des Gardiens de la révolution, Qassem Soleimani. Un peu partout, les secteurs anti-américains ont fait front autour de la figure du «martyr», ont donné de la voix et crié aux représailles. A tel point que, au risque de jeter encore de l’huile sur le feu, le président américain se faisait lui aussi inflexible, dévoilant dans une série de tweets que les forces américaines avaient désigné «52 cibles en Iran» qu’elles étaient prêtes à frapper «très vite et très fort».

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