Pas question, pour Edouard Philippe, de focaliser sur les violences survenues à Paris, en marge du cortège syndical de jeudi contre le projet de réforme des retraites porté par son gouvernement. Vers 18 heures, le spectacle de forces de l’ordre confrontées à des commandos de casseurs a fait pourtant ressurgir le danger d’une spirale d’affrontements, si les manifestations se poursuivent alors que la grève a été reconduite dans plusieurs secteurs clés, comme les transports en communs et la SNCF.

Interrogé en fin de journée, face à des images de la place de la République de nouveau noyée sous les gaz lacrymogènes, et tandis que des déprédations de mobilier urbain avaient lieu sur le boulevard Voltaire – où eut lieu, en janvier 2015, la fameuse marche de soutien à Charlie Hebdo – le premier ministre français a d’abord rendu hommage aux syndicats pour l’organisation de cette journée d’action à travers la France. Bilan: 700 000 manifestants selon le Ministère de l’intérieur, et un mouvement appelé sans doute à se poursuivre…