Les Russes les appellent les «mobyks», et leur sort n’est guère enviable à en croire les informations qui circulent à leur propos. Les hommes mobilisés depuis la fin du mois de septembre sont déjà au front, pour une partie d’entre eux. Or, contrairement aux promesses formulées par les autorités militaires russes, certains ont à peine reçu quelques jours de formation militaire, ne sont pas équipés et n’ont pas touché leur paie. «Nous avons été amenés au front au bout du fusil», expliquait l’un d’eux, fait prisonnier par des soldats ukrainiens.