Depuis l’arrivée des premiers camions d’aide alimentaire américaine parvenus jeudi soir dans la ville colombienne et frontalière de Cucuta, la tension monte à la frontière. Les dizaines de tonnes d’aliments et de médicaments sont pour l’instant stockées à l’entrée du pont de Tienditas, l’un des trois ponts qui relient Cucuta aux villes vénézuéliennes de San Antonio et Ureña. A l’intérieur des hangars bien gardés par la police colombienne et des vigiles privés, une cinquantaine de personnes – des Colombiens de l’Unité nationale de gestion des risques et de désastre colombienne (UNGRD) et des volontaires vénézuéliens – s’affairent pour trier les palettes et emballer la marchandise. «On y prépare des sacs contenant de la farine, du riz, du thon, des lentilles, du sucre, du café, du sel, du chocolat prêts à être distribué», raconte Alejandro, coordinateur d’une fondation d’aide aux Vénézuéliens à Cucuta qui fait partie des volontaires triés sur le volet et aide depuis des mois les Vénézuéliens qui arrivent à la frontière.