Le Chili est sur la voie du plus grand changement politique de ces trente dernières années. Ou pas. Vendredi dernier, tard dans la nuit, après un mois de mobilisations sans précédent, le parlement a conclu un accord qui ouvre la voie à l’élaboration d’une nouvelle Constitution, l’actuelle étant héritée de la dictature militaire. Dans un premier temps, la nouvelle était accueillie dans l’euphorie. Une semaine après, des dissensions dans l’interprétation de l’accord menacent son aboutissement.