Un seul être vous manque et tout est dépeuplé: samedi à Paris, l’absence de Jean-Luc Mélenchon à la réunion des partis de gauche avec les écologistes a bien montré, en creux, la difficulté de ce dialogue destiné à accoucher d’une possible liste d’union.

L'improbable alliance

Fort des 19,58% des voix recueillis voici cinq ans, le leader de La France insoumise (gauche radicale) a confirmé, en novembre, qu’il sera de nouveau candidat à la présidentielle d’avril-mai 2022. Résultat: la perspective d’une dispersion des électeurs de gauche et écologistes paraît assurée: «Il veut y aller seul. C’est sa troisième et dernière bataille – il était déjà candidat en 2012 – et il veut de nouveau défier Macron et Le Pen. Qu’importent les dégâts!» reconnaissait, samedi, un cadre de La France insoumise, inquiet d’une explosion électorale. «Nous assumons l’idée de nous revoir en mai pour engager un processus en vue d’une plateforme et d’un candidat commun», a toutefois réaffirmé le chef de file des Verts français au Parlement européen, Yannick Jadot, à l’origine de la rencontre.