ONU

A Genève, Angelina Jolie fustige le «nationalisme étroit» de Donald Trump

L’actrice américaine, envoyée spéciale du Haut-commissariat aux réfugiés, était mercredi à Genève, aussi encadrée qu’un chef d’Etat

Angelina Jolie visite plus souvent les camps de réfugiés que Genève. Aussi la venue de l’envoyée spéciale du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) n’est pas passée inaperçue. Une visite presque aussi verrouillée que celle d’un chef d’Etat.

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L’actrice américaine était invitée pour honorer la mémoire de Sergio Vieira de Mello ainsi que sa fondation. L’ancien haut-commissaire aux droits de l’homme tué dans un attentat à Bagdad en 2003. Dans son discours, Angelina Jolie a fustigé le «nationalisme étroit» par opposition au patriotisme. Sans jamais nommer Donald Trump, elle a critiqué le repli des Etats-Unis. «Les nations fortes, tous comme les personnalités fortes, aident les autres à s’élever», a-t-elle dit.

Angelina Jolie a rappelé qu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis et leurs alliés travaillaient à la création des Nations unies avant même la victoire militaire sur les nazis. «L’ONU est imparfaite, car nous sommes imparfaits, a-t-elle estimé. A chaque fois que je vais sur le terrain, les humanitaires s’en plaignent. Mais il n’y a pas d’autre chemin que la diplomatie pour faire face aux défis de ce monde.» Et de conclure: «Je suis fière d’être américaine et d’être internationaliste. Si nos leaders ne veulent plus porter ces valeurs, c’est à nous de le faire.»

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