L’essentiel

Ce lundi a été jour de déconfinement, partiel, en Espagne, France, Belgique, Grèce, Turquie et Suisse notamment. Dans ces pays, les commerces ont rouvert – avec des limites de taille ou selon les régions. Certains d'entre eux, dont la Suisse, ont aussi été en rentrée scolaire, au primaire.

Le débat sur le masque ne va pas s’apaiser. Ce lundi, le gouvernement jurassien a fait savoir qu’il réclame du Conseil fédéral qu’il promulgue l’obligation du port du masque dans les transports publics, voire les commerces.

Retrouvez les nouvelles de samedi et de dimanche.


■ Un dernier instantané: ce qui sera l'une de nos prochaines étapes

La République tchèque a ajouté les cinémas dans ses assouplissements des mesures sanitaires dès ce début de semaine. Un cinéma dans une salle historique de Prague, ce lundi.


■ Les débuts de l'assouplissement: trois exemples pratiques

L'importance des terrasses. En Espagne, s'agissant des restaurants, dans la «nouvelle normalité» dès ce 11 mai – la formule du gouvernement –, les tables à l'intérieur des bars ne peuvent pas être utilisées. Les terrasses ne peuvent être occupées qu'à 50%. Les serveurs portent des gants et des masques et le comptoir est protégé par une plaque de plexiglas. Entre chaque client, les tables et les chaises sont désinfectées et la vaisselle est lavée à haute température. Les cartes laissent place aux ardoises ou aux QR codes donnant accès au menu sur smartphone.

Avantage aux piétons. Dans le centre-ville de Bruxelles, la vitesse a été limitée à 20 km/h pour une période test de trois mois. L'objectif est de permettre aux piétons d'emprunter la chaussée afin de faciliter les mesures de distanciation.

Le coup de la délation. La Garde civile espagnole porte plainte contre la compagnie aérienne Iberia pour violation des mesures sanitaires anti-pandémie lors d'un vol Madrid-Las Palmas trop plein dimanche. Sur les réseaux sociaux, des passagers de ce vol ont diffusé des images de l'avion quasiment plein en se plaignant de l'absence de distance de sécurité entre passagers, quand les trois sièges d'une rangée étaient occupés, sans en laisser un vacant au milieu.


■ Peu de masques dans les trains

L'agence ATS dresse un bilan de la journée sur le plan des chemins de fer. Les pendulaires étaient plus nombreux à se presser à Lausanne, Berne, Zurich ou encore Bellinzone, alors que les CFF ont réintroduit l'horaire normal, relève-t-on. Mais l'on était encore loin de la fréquentation qui prévalait avant la crise sanitaire.

Les trains étaient modérément occupés. Les compartiments à quatre n'étaient souvent occupés que par une seule personne. La plupart des passagers respectaient aussi les distances sociales sur les quais, sauf quand il s'agissait de monter ou de descendre des trains.

Très peu de personnes portaient un masque. La protection pouvait pourtant être achetée dans les distributeurs des gares. A Genève, des employés des transports publics en ont même distribué. Rappelons que le port du masque n'est pas obligatoire, mais il est recommandé lorsque la distanciation sociale de deux mètres ne peut pas être respectée.

... et notre article: Les trains redémarrent en douceur


■ Un instantané: au Pérou

Des employés de la Ciudad de Dios attendent de passer pour le test, à Lima, ce lundi.


■ La réouverture à Genève, avec trois commerçants

Au cœur d'une boutique de mode. Violemment frappés par la crise, les indépendants relèvent la tête en ce lundi de déconfinement, constate notre journaliste Sylvia Revello. Dans sa boutique de prêt-à-porter féminin située dans la très commerçante rue de Carouge, Luigina Filini accueille ses premières clientes depuis deux mois. Un soulagement qui s'accompagne d'une organisation millimétrée. Chez Cara Teri, cinq personnes maximum dans la boutique, une seule cabine d'essayage ouverte et désinfection des vêtements à la vapeur après chaque passage. «Pour les clientes très angoissées ou à risque, j'envisage d'ouvrir le magasin sur rendez-vous», détaille la patronne tout en réajustant les portants de robes fleuries. Le plus dur durant ces deux derniers mois? «Ne pas savoir à qui se fier, guetter les annonces du déconfinement, les mesures sanitaires préconisées par la branche, à la longue c'était épuisant», souffle la patronne. 

Dans une chocolaterie. Dans les rues Basses, la chocolaterie Charlie Ganache reprend elle aussi du service pour le plus grand plaisir de trois amies, habituées des lieux. «Nous venons ici tous les lundis pour l'excellent chocolat et le café, sourit l'une d'elle, qui a déjà acheté une boîte de pralinés en réserve. Pouvoir reprendre ce rituel, c'est le début du retour à la normale.» Un seul regret: l'absence de journaux à feuilleter, mesures sanitaires oblige. Pour la propriétaire Anne-Marie Brändli, il faut à présent repartir du bon pied pour compenser les pertes de Pâques et de la fête des mères, entre autres. 

Chez un disquaire. Au sortir de la crise, certains secteurs s'avèrent plus touchés que d'autres. Pour Plain Chant, magasin de disques spécialisé dans la musique classique situé rue du Stand, la reprise s'annonce progressive. «Depuis ce matin, je n'ai reçu que quelques clients», confirme le vendeur, tout en soulignant que les commandes par emails continuent, elles, d'arriver. Soudain, un acheteur entre, le pas décidé. Le concert de son musicien préféré ayant été annulé, il se console avec son dernier disque. 


■ Un instantané: hommage aux victimes à Madrid

La présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Diaz Ayuso (3e sur la droite), a observé ce lundi une minute de silence en l'honneur des victimes du Covid-19.


■ Pour les salles de sport, une reprise à petits pas

Un pied dans la salle de sport et le poids des mesures sanitaires se fait déjà sentir. Cette journée particulière signe la réouverture des clubs de fitness avec son lot de précautions, qu'a suivi notre journaliste Florian Delafoi.

A peine arrivé, le client de Let’s Go, à Lausanne, doit se laver soigneusement les mains, suivre les flèches au sol, faire biper lui-même sa carte de membre avant de choisir une clé de casier préalablement désinfectée dans un petit bac rempli de liquide. En cet après-midi, les sportifs ne se pressent pas dans l’établissement situé boulevard de Grancy. Une quinzaine de personnes s’activent en silence, tout au plus.

«Ça me rappelle l’armée!», lance un habitué des lieux dans les vestiaires. «Et dire que ce sens de l’ordre s’applique désormais dans le civil...», souffle un autre membre. 

Dans la salle, les machines sont espacées de deux mètres et la musique forme un discret tapis sonore, loin de l’ambiance survoltée habituelle. «On rassure les gens en leur disant que tout est prêt pour les accueillir dans de bonnes conditions», souligne François Victor, patron de Let’s Go. «Les cours collectifs n’ont pas lieu et nos collaborateurs ont bénéficié d’une semaine de formation pour ne pas être surpris par le protocole en place.»

Parmi les sportifs présents, aucun ne semble particulièrement préoccupé. Seule une poignée d’entre eux porte un masque. Après cette longue période de fermeture, François Victor se montre optimiste pour la pérennité de son activité. «Le groupe est solide, mais il faut rester très vigilant pendant la reprise.»


■ Les masques en quelques chiffres

Les responsables fédéraux ont donné quelques précisions sur le front toujours discuté des masques. Selon leurs chiffres:

  • La Confédération et les cantons disposent d'un stock de 100 millions de masques.
  • Jusqu'ici, la Confédération en a distribué 42 millions au commerce de détail, dont 18 millions ces deux dernières semaines.
  • Des commandes pour 30 millions de masques sont en cours.
  • Ceux-ci seront acheminés par 33 vols de la compagnie Swiss.
  • La Confédération a dépensé jusqu'ici 264 millions de francs pour ce matériel sanitaire, soit 11% du crédit de 2,45 milliards décidé par le Conseil fédéral.
  • La Confédération a aussi quelque 161 000 litres de produits désinfectants en réserve.

En outre, les Hôpitaux universitaires de Genève et le Centre hospitalier universitaire vaudois ont indiqué ce lundi matin que «le dernier des 14 avions affrétés par le CHUV et les HUG pour assurer l’approvisionnement en matériel médical depuis le début de la pandémie de COVID-19 s’est posé samedi à Zurich. Sept millions de masques et 670 000 blouses se trouvaient à bord.»


■ Une modeste étape dans la réouverture des frontières

Le regroupement familial est à nouveau possible pour les membres de la famille de citoyens suisses. Il l'est aussi pour les membres de la famille de ressortissants d’États membres de l’UE ou de l’AELE qui vivent en Suisse, a indiqué Cornelia Lüthy, responsable du domaine immigration et intégration au Secrétariat d'Etat aux migrations, lors du point de presse fédéral du jour (lire aussi ci-dessous, OFSP).

Les demandes déposées avant le 25 mars par les travailleurs en provenance des Etats membres de l'UE ou de l'AELE seront traitées. Les prestations transfrontalières pourront avoir lieu si elles se fondent sur un contrat conclu par écrit avant cette date. Ainsi, un monteur en provenance d’Allemagne pourra installer dans une entreprise suisse une machine déjà commandée, décrit Cornelia Lüthy.

Toutes les autres restrictions mises en place dans le domaine migratoire resteront en vigueur jusqu’à nouvel ordre. D'autres assouplissements sont prévus pour le 8 juin.


■ Echos des réouvertures: à Bruxelles, une rue à barrières

A Bruxelles dès 9h ce matin, des files d'attente se sont formées devant plusieurs enseignes de vêtements et d'articles sportifs de la Rue Neuve, l'une des grandes artères commerçantes du centre-ville.

Depuis quelques jours déjà, des barrières ont été installées au milieu de cette rue piétonne pour séparer les sens de circulation des clients.

Dans la capitale belge, ce nouvel assouplissement des mesures a été marqué par une grève surprise qui a perturbé les transports en commun, bus et tramways. Une partie des conducteurs n'a pas pris son service, jugeant insuffisantes les mesures de protection même si les voyageurs sont obligés de porter un masque.


■ A Genève, les restaurants souffrent des directives

Difficile de trouver un restaurant ouvert, plus difficile encore de dénicher un restaurant avec des clients. En ce lundi matin pluvieux, premier jour du déconfinement phase deux, la reprise s'annonce très lente à Genève où plus d'un établissement sur deux est resté fermé, observe notre journaliste Sylvia Revello.

Pour des raisons opérationnelles ou financières, les directives sanitaires imposées sont tout simplement impossible à respecter pour les restaurateurs. Pour ceux qui ont décidé d'ouvrir, rien n'est gagné.

Maria Alvarado, gérante et propriétaire de la Finestra, petit restaurant italien au cœur de la vieille ville, confie sa détresse. Midi approche. Autour d'elle, les tables sont dressées, dans la cuisine, ses employés s'affairent, mais aucune réservation n'est pour l'heure annoncée. «Si l'activité ne reprend pas d'ici une à deux semaines, je vais me retrouver dos au mur, obligée d'emprunter encore ou de déposer le bilan», déplore-t-elle, soulignant qu'elle n'a pu trouver aucun arrangement avec son bailleur au sujet du loyer. De fait, une grande partie de sa clientèle, professionnelle ou touristique, est aujourd'hui aux abonnés absents. «C'est dur d'y croire, mais nous sommes prêts à nous battre jusqu'au bout pour sortir la tête hors de l'eau», ajoute la patronne, désinfectant en main. 


■ Les réouvertures en images

De Pampelune à Morges, découvrez des images de cette journée de relatif déconfinement dans notre galerie photos.


■ L'OFSP assouplit ses consignes pour les aînés

La courbe s'est fortement aplatie, a souligné le délégué de crise Daniel Koch à l'Office fédéral de la santé publique, lors du point de presse du jour. Et ce, que ce soit au niveau des nouveaux cas, des décès, des hospitalisations ou des personnes en soins intensifs.

Importance des tests. «Nous espérons que la tendance continuera ainsi», a-t-il poursuivi. Pour cela, il est important que toute personne ayant des symptômes grippaux, graves ou bénins, se fasse tester. Les chaînes de transmission pourront ainsi être retracées et la courbe continuer à baisser.

Les personnes âgées. L'OFSP indique qu'il assouplit aussi un peu ses consignes à l'égard des personnes vulnérables, en particulier les aînés. «Elles peuvent sortir, se promener, mais doivent toujours faire très attention de ne pas se trouver dans une situation dangereuse, respecter les règles d'éloignement et de précaution», précise Daniel Koch.

Le chômage partiel. Signalons enfin que le représentant du Secrétariat d'Etat à l'économie, Boris Zürcher, relève: «Il y a eu peu de hausse des demandes de chômage partiel» ces derniers jours.

Les sollicitations auraient atteint un palier. Le responsable confirme que la restauration est la plus largement concernée.


■ Peu de monde au restaurant à Neuchâtel

Les restaurants du centre-ville de Neuchâtel étaient très peu fréquentés à midi pour leur réouverture. Plusieurs restaurants sont aussi fermés, parce que le lundi est le jour de fermeture ou parce qu’ils doivent encore réfléchir à mettre en place les mesures sanitaires exigées. Et certains continuent de privilégier les plats à l’emporter.

Dans une pizzeria très courue de la zone piétonne, une seule table avait été réservée pour midi, rapporte l’agence ATS. Le restaurant peut compter 280 places en temps normal et 150 avec les mesures sanitaires. Dans un restaurant emblématique de la Place des Halles, seules quelques tables avaient été aussi réservées. Les places ont dû être réduites de moitié à 44. La patronne reste optimiste. «Cela ne nous inquiète pas vraiment. C’est le premier jour. Il faut laisser le temps aux gens de revenir.»


■ Au Royaume-Uni, l’annonce d’une quarantaine pour les voyageurs ulcère le secteur

Le secteur aérien britannique fulmine. Il dit fort son incompréhension et son inquiétude face à la quarantaine annoncée par le gouvernement dimanche soir, pour les voyageurs entrant au Royaume-Uni.

Heathrow, d’ordinaire l’aéroport le plus fréquenté en Europe et l’un des hubs du trafic aérien mondial, a annoncé dans un communiqué avoir subi un effondrement de 97% avec 200 000 voyageurs le mois dernier. C’est en temps normal le nombre de passagers transportés en une seule journée, précise Heathrow.

De son côté, Willie Walsh, patron du groupe aérien IAG, maison mère de British Airways, n’a pas non plus caché son opposition devant la commission des Transports du Parlement britannique.

Martelant que British Airways luttait pour sa survie pendant la pire crise de son histoire, Willie Walsh a souligné que «l’annonce de quatorze jours (d’isolement) va sans aucun doute aggraver les choses».

Nous avions prévu de reprendre, assez significativement, nos vols en juillet. Je pense que nous aurons à revoir cela

ajoute le patron de British Airways.

Le plan de Boris Johnson: Avec le pire bilan d’Europe, le Royaume-Uni déconfine à tout petits pas


■ 39 nouveaux cas

L’Office fédéral de la santé publique annonce ce lundi 39 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures. Au total, la Suisse compte 30 344 cas confirmés en laboratoire.

L’OFSP rappelle que le nombre de cas est soumis à des fluctuations hebdomadaires, avec des chiffres généralement plus faibles le week-end. Dimanche, le nombre de nouveaux cas annoncés était de 54, contre 44 samedi, 81 vendredi et 66 jeudi, 51 mercredi.


■ Un matin de retour des clients à Allaman

Des grappes de clients encapuchonnés ou munis d’un parapluie se dirigent vers l’entrée du magasin IKEA d’Aubonne. Le mauvais temps ne les décourage pas en ce lundi de réouverture, raconte notre journaliste Florian Delafoi. Ils avancent d’un pas pressé dans le labyrinthe aménagé sur le parking à l’aide de barrières et de rubans de signalisation.

Yasmina et Léo, la vingtaine, arrivent de Montreux. L’assouplissement des mesures tombe à pic pour eux. Ils viennent d’emménager et comptent bien faire quelques achats. «On a commandé les gros meubles en ligne, mais il nous manque certains objets comme des rideaux ou des tissus», précise Yasmina. Avant de s’engouffrer dans le vaste bâtiment, le couple n’affiche aucune appréhension par rapport au Covid-19. Léo hausse les épaules: «On ne fait pas partie des personnes à risque. Je m’inquiète plus pour les autres.»

A l’intérieur, les mesures sanitaires sont globalement respectées malgré le nombre important de clients. Du gel hydroalcoolique est également disponible. Les règles du jeu sont rappelées jusque dans les toilettes où une affiche invite à se laver les mains «au savon et à l’eau pendant 20 secondes ou le temps qu’il te faut pour citer 10 produits Ikea». Dans les haut-parleurs, le même message est rappelé à intervalles réguliers: «Prenons soin de notre communauté.» Le restaurant qui vante ses boulettes de viande reste fermé.

Dans la zone commerciale d’Allaman, la fréquentation est élevée, mais ce n’est pas non plus la ruée sur les magasins des environs. Les parkings sont pleins; toutefois, la circulation reste fluide.


■ Un matin de soulagement pour certains parents

Je suis tellement fatiguée que je n’appréhende pas du tout ce retour à l’école, au contraire

… lance une maman dans une cour d’école, ce lundi matin. Au collège de Chailly, dans les hauts de Lausanne, chaque classe a sa propre entrée, afin de ne pas mélanger les élèves tenus de garder leurs distances avec les camarades des autres groupes. Lire notre reportage.


■ Le gouvernement jurassien plaide pour le masque dans les transports publics

Le gouvernement jurassien attend du Conseil fédéral qu’il oblige le port du masque dans les transports publics lorsque la distance de deux mètres ne peut pas être respectée, indique-t-il ce jour – il a adressé une requête au Conseil fédéral à la fin de la semaine passée.

Il estime que cette mesure de protection devrait également prévaloir dans les grandes surfaces. Pour le moment, et en attendant une décision fédérale, il recommande aux usagers des transports publics de porter un masque en cas de forte affluence dans les bus, les trains et les gares.


■ A Neuchâtel, la police a renoncé à intervenir face à un rassemblement

La police n’est pas intervenue dans la nuit de samedi à dimanche face à un rassemblement de 200 à 300 jeunes alcoolisés au bord du lac à Auvernier. Ces jeunes ont agi «avec un certain égoïsme» et n’ont pas compris que les recommandations sanitaires, en lien avec la pandémie de Covid-19, continuent, malgré le déconfinement, affirment les forces de l’ordre. Voir la dépêche à ce propos.


■ A Paris: des métros d’abord bondés, amélioration ensuite

Les journalistes de l’AFP signalent que vers 6h ce lundi matin, les premiers métros parisiens étaient bondés – en raison notamment d’un incident d’exploitation sur la ligne 13 très fréquentée – mais la situation s’est améliorée au fil des heures.

Quasiment tous les voyageurs portaient des masques. Pour ceux qui n’en avaient pas, des bénévoles de la Protection civile en distribuaient par lots de dix à l’entrée d’une cinquantaine de stations du métro.

Des distributions de masques jetables étaient aussi assurées en banlieue parisienne par la Croix-Rouge. Au total, 250 points d’approvisionnement ont été installés en Ile-de-France.


■ Ce lundi matin: les clients accueillis

A l’Ikea de Spreitenbach, en Argovie, les employées et employés ont salué leurs premiers clients depuis sept semaines.


■ France, Espagne: le jour J

France. Le confinement strict et sans précédent imposé à la population depuis le 17 mars prend fin ce lundi.

Le port du masque est obligatoire dans les transports publics, les travailleurs doivent avoir une attestation de l’employeur pour prendre des bus ou métros aux heures de pointe, et la rentrée dans les écoles se fait par étapes.

Espagne. Afin de limiter les risques de propagation, seule une partie du pays est déconfinée à partir de lundi. Plusieurs grandes villes, comme Madrid et Barcelone, restent soumises à de sévères restrictions.


■ Un instantané: une église à effigies

A l’église Notre-Dame de l’Assomption, à Neuchâtel, on a laissé les 400 portraits de paroissiens posés à l’époque de Pâques.

L’abbé Vincent Marville raconte l’ATS, poursuit ses messes en ligne «Nous procédons à deux diffusions par semaine, la messe le dimanche et une veillée le lundi soir». En outre, le prêtre réalise de brefs films d’une à deux minutes, également sur Facebook.

Chaque messe recueille entre 600 et 2000 vues, auxquelles s’ajoutent une centaine de commentaires et des courriels.

La démarche a été repérée loin à la ronde, jusqu’à la «Une» du site du New York Times un temps.


■ En Corée du Sud, un homme aurait contaminé plus de 80 personnes

Considérée comme un modèle dans la lutte contre la pandémie, la Corée du Sud a enregistré le plus grand nombre de cas de coronavirus depuis plus d’un mois.

La vie commençait à reprendre son cours depuis la semaine dernière. Mais, ce week-end, Séoul, la province voisine de Gyeonggi et la ville toute proche d’Incheon ont décrété la fermeture des clubs et des bars, les autorités redoutant une deuxième vague de contaminations.

Lundi matin, 85 personnes contaminées ont un lien avec un homme de 29 ans testé positif après avoir fréquenté au début mai cinq clubs et bars à Itaewon, l’un des quartiers branchés de Séoul, a indiqué le maire de la capitale. Les autorités sanitaires tentent de retrouver la trace de «milliers de personnes» qui ont fréquenté ces établissements de la vie nocturne, a déclaré le premier ministre Chung Sye-kyun.


■ L’état de situation de début de semaine

Le Covid-19 a fait au moins 280 693 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine, selon le bilan établi de l’AFP dimanche soir. Au moins 4 070 060 cas d’infection ont été diagnostiqués dans 195 pays et territoires.

Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 79 058 morts. Suivent le Royaume-Uni avec 31 855 morts, l’Italie (30 560), l’Espagne (26 621) et la France (26 380).

La pandémie a tué plus de 20 000 personnes en Amérique latine et aux Caraïbes, dont plus de la moitié au Brésil.