Quel lien y a-t-il entre Wuhan, ville chinoise où a émergé la pandémie de Covid-19, et la Convention sur les armes biologiques (CABT)? En apparence, il n’y en a pas. Et pourtant, à Genève où sont réunis les 184 Etats parties de la CABT, il est non seulement question d’armes, mais aussi de santé globale et de biosécurité. Jusqu’au 16 décembre, experts indépendants et gouvernementaux débattent notamment de l’article X de la convention qui précise: «Les Etats parties à la présente convention s’engagent à faciliter un échange aussi large que possible d’équipement, de matières et de renseignements scientifiques et techniques ayant un rapport avec l’emploi d’agents bactériologiques (biologiques) et de toxines à des fins pacifiques et ont le droit de participer à cet échange.»