Global Health Centre

A Genève, un centre de réputation mondiale au bénéfice de la santé globale

Créé en 2008, le Global Health Centre de l’Institut de hautes études internationales et du développement connaît une croissance fulgurante. En interaction étroite avec l’écosystème genevois comprenant notamment l’OMS, il produit de la recherche de pointe

A l'occasion de la remise, ce 2 décembre, du prix annuel de la Fondation pour Genève à Philippe Burrin, «Le Temps» consacre une série d'articles au travail mené au sein de l'Institut des hautes études internationales et du développement.

Lire aussi

Globalisation et santé globale. Au 7e étage du second pétale de la Maison de la Paix à Genève, le Global Health Centre (GHC) de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) est en pleine croissance, au point d’être presque à l’étroit au vu de son rayonnement. Célébrant en 2019 ses 11 ans d’existence, il emploie une trentaine de collaborateurs. Continuation du Global Health Programme et fondé par Ilona Kickbusch, il l’affiche de manière affirmative: il contribue à renforcer le statut de Genève comme capitale mondiale de la santé globale.

Souveraineté des Etats

Santé globale? De quoi s'agit-il vraiment? Codirecteur avec Suerie Moon du GHC depuis septembre 2019, Vinh-Kim Nguyen définit le concept: «C’est toute intervention dans la vie des gens. Rien à voir avec les systèmes nationaux de santé par lesquels les Etats fournissent des soins à leurs citoyens. La santé globale, c’est la nécessité d’apporter des prestations de santé là où la situation politique ne le permet pas. Difficile de parler de santé globale sans toucher à la souveraineté des Etats. Les acteurs de la santé globale remplissent de fait des fonctions étatiques de base.»