Crise

A Genève, le Venezuela dénonce l’instrumentalisation de l’humanitaire par les Etats-Unis

Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza, se dit prêt à coopérer avec l’ONU, le CICR et l’UE. Il dit même vouloir inviter la haut-commissaire aux Droits de l’homme, Michelle Bachelet. Les Occidentaux, eux, boycottent son discours

Un jour après une session du Conseil de sécurité à New York convoquée à l’initiative des Etats-Unis, c’est au Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU que la riposte est venue du Venezuela. Dans les coulisses du Palais des Nations, des voix s’élèvent pour venir en soutien au chef de la diplomatie vénézuélienne, Jorge Arreaza: «Venceremos» («Nous vaincrons»). Dans la salle du CDH, l’atmosphère est tout aussi électrique. Elle vient d’être chauffée par le premier adjoint au ministre cubain des Affaires étrangères, Marcelino Medina Gonzalez, qui a été catégorique: «Cuba continue d’apporter son soutien indéfectible au président constitutionnel Nicolas Maduro.» Le représentant cubain a lui-même relevé que Washington était en train de raviver la doctrine Monroe pour contrôler notamment les ressources du Venezuela, en particulier son pétrole.

Notre éditorial du 23 janvier 2019: Le Venezuela et ses deux présidents