Gerhard Schröder, le chancelier allemand, et Romano Prodi, le président de la Commission européenne, se sont prononcés pour une interprétation flexible du Pacte de stabilité et de croissance, lors d'une rencontre vendredi à Berlin. «M. Prodi et moi sommes d'accord pour que le Pacte de stabilité soit respecté tant qu'il n'existe pas d'autre instrument, mais pour qu'il soit interprété de manière flexible», a déclaré le chancelier. Pour sa part, Romano Prodi a réaffirmé qu'on ne pouvait «pas suspendre ou geler le pacte, mais l'interpréter avec une certaine flexibilité», dans une réponse indirecte à Jacques Chirac qui a souhaité un assouplissement provisoire du pacte. L'Allemagne et la France risquent de ne pas respecter une nouvelle fois cette année les critères du pacte, qui stipule que les déficits publics ne doivent pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB).

Par ailleurs, dans une interview au Corriere della Sera de vendredi, Romano Prodi, dont on dit qu'il pourrait conduire l'opposition de centre gauche face à Silvio Berlusconi, assure qu'il n'a pas l'intention de quitter son poste si des élections législatives anticipées devaient avoir lieu en Italie. Le mandat de Romano Prodi à la tête de la Commission européenne prend fin en octobre 2004, et des élections ne sont pas prévues avant 2006 en Italie.