Les drapeaux des Fratelli d’Italia sortent des fenêtres de voitures filant devant un hôtel cinq étoiles aux abords de la Villa Borghese, l’un des grands parcs du centre de Rome. Dans la salle de conférences, au sous-sol de la structure hôtelière, les militants et les dirigeants du parti nationaliste post-fasciste sont en larmes. Ils dansent, s’embrassent, hurlent. Ils ne semblent pas croire en leur victoire. Les résultats sont encore partiels mais les tendances sont nettes: le parti de Giorgia Meloni est la première formation politique de la Péninsule et la coalition qu’il forme avec la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi domine la gauche. «Aujourd’hui, nous avons écrit l’histoire», se réjouit la présidente de Fratelli d’Italia sur les réseaux sociaux.