Italie

Giuseppe Conte, premier ministre antidote de Matteo Salvini

Le président du Conseil est attendu ce mardi devant le Sénat. La crise ouverte par le leader de la Ligue, Matteo Salvini, lui offre la possibilité de contre-attaquer en démissionnant plutôt que de subir un vote de défiance

La seule certitude de ce mardi est la «communication» du président du Conseil, Giuseppe Conte, sur la situation politique actuelle, à 15 heures devant le Sénat. Pour la suite, le scénario de la crise italienne n’est qu’une feuille vierge. Ni le vote de la motion de défiance, présentée le 9 août dernier par la Ligue mais non encore inscrite au calendrier parlementaire, ni la communication du premier ministre à la Chambre des députés le lendemain ne sont plus certains.

Tout est entre les mains de «l’avocat», inconnu il y a encore un an lorsqu’il était propulsé au sommet de l’Etat pour exécuter le «contrat de gouvernement» d’une coalition populiste inédite formée par le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Lega. Les observateurs attendent une diatribe très dure de Giuseppe Conte contre son ministre Matteo Salvini mardi. Le chef du gouvernement pourrait ensuite décider de miner les plans de son adversaire en choisissant de démissionner le soir même plutôt que de laisser le parti d’extrême droite lui retirer formellement la confiance.