«L’enregistrement de votre statut vaccinal nous permet de planifier le retour au bureau de tous les employés en toute sécurité, tout en continuant à respecter les mesures de santé publique locales», écrit la banque d’affaires américaine Goldman Sachs dans un mémo que l'agence AFP a pu consulter. Le message adressé à ses employés installés aux Etats-Unis se poursuit avec cette consigne: «Il est par conséquent obligatoire» de préciser ce fameux statut dans une application spécifique avant ce jeudi 10 juin, midi.

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Les employeurs américains dans leur droit

Cependant, la vaccination en elle-même n’est pas imposée par l’entreprise. «Même si nous vous encourageons fortement à recevoir un vaccin contre le Covid-19, nous comprenons que c’est un choix personnel», indique la note. Selon l’agence fédérale américaine en charge du respect des lois contre la discrimination au travail, ou EEOC, les employeurs peuvent obliger leurs salariés à se faire vacciner contre le Covid, sauf exceptions pour raisons médicales ou objection religieuse.

Les employeurs peuvent également demander des preuves de vaccination, à condition de garder ces informations médicales confidentielles. De Wall Street à la Silicon Valley, les entreprises américaines sont en pleine réflexion sur les nouvelles conditions de travail. Goldman Sachs avait, début mai, invité ses salariés à prendre leurs dispositions pour être prêts à revenir au bureau à partir du 14 juin.

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La banque JP Morgan Chase a elle aussi prévenu ses employés américains qu’elle s’attendait à ce qu’ils reviennent au bureau, au moins à temps partiel, en juillet au plus tard. De son côté, Facebook a annoncé ce 9 juin que ses employés auront la possibilité de continuer à travailler chez eux sur le long terme. La société Apple voudrait pour sa part que ses salariés reviennent au moins trois jours par semaine à partir de cet automne.