Vendredi dernier, Google était très fier d’annoncer le lancement de son service de traduction en farsi, la langue officielle de l’Iran. Il est ainsi possible de traduire, via le moteur de recherche, des textes entre le farsi et l’anglais de manière optimisée, mais aussi avec quarante autres langues. Google ne le cache pas, l’ajout du farsi ne doit rien au hasard et est lié à l’actualité. De même, Facebook, grâce à la contribution de plusieurs dizaines de traducteurs, est lui aussi désormais disponible en farsi.

Mais tout n’est pas forcément rose chez Google. Dans l’ombre des événements iraniens, la firme américaine mène une dure bataille en Chine. Pékin exige en effet de plus en plus de la part de Google. La semaine passée, les autorités chinoises lui ont ordonné de supprimer la fonction «Suggest» de sa page d’accueil. Ce petit service permet de proposer à l’internaute, lorsqu’il tape sa recherche, la suite de sa demande. Sous prétexte que Google suggérait des sites liés à de la pornographie, Pékin a obtenu que «Suggest» soit désactivé.

De plus, Google est accusé d’avoir cédé à une autre exigence de Pékin, celle d’avoir bloqué, aux alentours du 4 juin, les résultats de recherches liées à la place Tiananmen. Et ce même pour des résultats liés au tourisme, et sans aucun lien avec les événements de 1989. Quelques jours après, tout rentrait dans l’ordre.

Débat depuis 2006

La firme américaine explique qu’elle est en discussion permanente avec les autorités locales pour trouver des solutions. Mais depuis son entrée en 2006 sur le marché chinois et son acceptation de fournir des résultats de recherche bridés, Google ne cesse de subir des critiques des organisations de défense des droits de l’homme.