Le refus genevois d’accueillir un mémorial

A Genève, les déclarations du pape François résonnent particulièrement aux oreilles de la communauté arménienne, laquelle tente depuis plusieurs années d’ériger un mémorial, Les Réverbères de la mémoire, sur le territoire de la ville. Dimanche, le souverain pontife a pu recevoir des mains du président de la Fondation genevoise alliance arménienne un exemplaire miniaturisé de l’un des neuf candélabres que dénombrera le monument, s’il voit le jour dans le parc de l’Ariana, situé à quelques pas du Palais des Nations.

Cet emplacement choisi par la municipalité n’a pas reçu le soutien des autorités suisses. Chargé des Affaires étrangères, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a fait pression sur le gouvernement genevois pour qu’il choisisse un autre lieu, et ce afin de «préserver un environnement impartial et paisible». A ce jour, l’exécutif cantonal s’est refusé à délivrer une autorisation de construire (LT du 15.01.2015) malgré les obligations légales.

Les déclarations papales sont-elles à même d’infléchir cette position? Le magistrat cantonal Antonio Hodgers ne se prononce pas sur un «dossier géré par le président de l’exécutif François Longchamp», mais rappelle que le Conseil d’Etat avait reconnu le génocide arménien en 2001 déjà. Quant au président du gouvernement cantonal, il n’a pas pu répondre à nos questions.

Autre emplacement

Selon nos informations, la ville de Genève proposerait un autre emplacement pour accueillir le mémorial: le parc Trembley, plus éloigné du centre-ville. Un choix que goûte peu la communauté arménienne.