Le premier ministre néerlandais Mark Rutte a confirmé vendredi sa démission et celle de son gouvernement. Celui-ci était embourbé dans un scandale de l’administration fiscale qui avait accusé à tort des milliers de parents de fraude aux allocations familiales.

«L’Etat de droit doit protéger ses citoyens d’un gouvernement tout-puissant. Cela a échoué d’une manière horrible», a déclaré Mark Rutte au cours d’une conférence de presse, confirmant avoir présenté sa démission au roi Willem-Alexander.

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Sa démission n’entraîne pas automatiquement des élections anticipées, des élections législatives étant fixées au 17 mars.

Dans cette affaire des allocations, plusieurs milliers de familles ont été accusées à tort de fraude entre 2013 et 2019 au moins. Selon le rapport d’une commission d’enquête parlementaire publié en décembre, des fonctionnaires ont mis fin aux allocations de ces familles, avant de les contraindre à restituer de façon rétroactive celles perçues sur plusieurs années, soit dans certains cas des dizaines de milliers d’euros.

«Injustice sans précédent»

Une partie des parents concernés ont par la suite été victimes d’importants problèmes financiers.

La commission d’enquête parlementaire a qualifié l’affaire «d’injustice sans précédent» et estimé que des «principes fondamentaux de l’Etat de droit ont été violés».