Greg Abbott n’en finit pas de faire parler de lui. Le gouverneur républicain du Texas vient non seulement d’autoriser le port d’arme à feu en public et sans permis dès le 1er septembre, mais il fait aussi savoir qu’il compte continuer à construire le mur qui sépare son Etat du Mexique. Et pour cela, il peut compter sur l’ancien président Donald Trump, qui se déplacera au Texas le 30 juin.

«Véritable zone de désastre»

L’arrêt de la construction du mur frontalier est une des premières mesures prises par le démocrate Joe Biden, au premier jour de sa présidence. Pour rappel, près de 1000 kilomètres de portion de «mur» – parfois de simples barricades – ont été érigés le long de la frontière, sous les présidences Bush, Clinton et Obama. La moitié ne sert qu’à stopper des véhicules. Le «mur» était déjà au cœur de la première campagne présidentielle de Donald Trump. Mais sur les 1600 kilomètres espérés – soit la moitié de la longueur totale de la frontière sud –, le président n’a pu obtenir que la construction de 84 nouveaux kilomètres et la consolidation d’autres portions sur environ 600 kilomètres, faute de financement.