Londres a annoncé mercredi plusieurs mesures répressives à l'encontre des extrémistes qui poussent au terrorisme. «Dans les circonstances auxquelles nous faisons face, j'ai décidé qu'il est juste d'élargir l'usage des pouvoirs concernant ceux qui fomentent le terrorisme ou cherchent à en pousser d'autres à des actes terroristes», a déclaré le ministre de l'Intérieur, Charles Clarke, devant la Chambre des communes. «Dans ce but, j'ai l'intention d'établir une liste de comportements inacceptables», tels certains «prêches (…) ou encore la rédaction d'articles qui promeuvent le terrorisme», a-t-il dit. Ces mesures interviennent deux semaines après les attentats de Londres qui ont fait 56 morts et 700 blessés. Peu avant, le premier ministre, Tony Blair, s'exprimant également devant les députés, a annoncé que la Grande-Bretagne négociait des accords avec plusieurs pays pour pouvoir y renvoyer des étrangers indésirables. Il a également annoncé qu'il envisageait une conférence internationale réunissant en septembre plusieurs pays pour lutter contre l'extrémisme. Le Pakistan, de son côté, a arrêté près de 200 personnes dans les milieux islamistes, à la suite des attaques kamikazes à Londres.