L’essentiel

Les cantons et les milieux économiques ont salué la réduction de la quarantaine à cinq jours annoncée par le Conseil fédéral.

Lire aussi: «La décision de réduire la durée des quarantaines apparaît comme un compromis acceptable»

Le Danemark se dirige vers une 4e dose de vaccin pour les personnes les plus vulnérables.

Retrouvez notre suivi de la journée de mercredi.


■ Biden double à un milliard les tests distribués gratuitement

Joe Biden a annoncé jeudi qu’il doublait, à 1 milliard, le nombre de tests qui seront distribués gratuitement aux Américains en faisant la demande, à partir de la semaine prochaine. «Aujourd’hui, je donne l’instruction à mes équipes de fournir 500 millions de tests supplémentaires pour répondre à la demande future», a dit le président américain lors d’une intervention au sujet du Covid-19 à la Maison-Blanche.

Joe Biden avait déjà annoncé fin décembre des achats massifs de tests par le gouvernement fédéral: 500 millions de kits, distribués gratuitement à ceux qui en feront la demande. Il a par ailleurs indiqué que le site internet qui permettra aux Américains de commander gratuitement ces tests à faire à domicile fonctionnerait dès «la semaine prochaine». En plus de cela, le président a assuré que son administration travaillait avec les pharmacies pour assurer l’approvisionnement en tests, et souligné que plus de 20 000 centres de dépistage également gratuits fonctionnaient à l’heure actuelle sur le territoire américain.


■ La Grèce va amender les non-vaccinés de plus de 60 ans

Les personnes non vaccinées de plus de 60 ans se verront infliger à partir du 16 janvier une «amende de 100 euros par mois» tant qu’elles ne seront pas vaccinées, a annoncé jeudi le gouvernement grec, rappelant que le vaccin contre le Covid-19 est obligatoire pour cette tranche d’âge. Cette décision a été prise car «neuf décès sur dix dus au coronavirus concernent cette tranche d’âge», a souligné le porte-parole du gouvernement, Yannis Economou, lors d’un point de presse.

Pour inciter à la vaccination contre le Covid-19, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis avait annoncé fin novembre que le vaccin serait obligatoire pour les plus de 60 ans, mais laissé jusqu’au 16 janvier aux personnes non vaccinées pour prendre un premier rendez-vous. Selon des données officielles de fin novembre, près de 67% de la population générale en Grèce a été vaccinée et 79% des adultes. La pandémie a fait plus de 21 600 morts en Grèce et le taux de mortalité a fortement augmenté à partir de début novembre.


■ La Finlande réduit la durée de l’isolement malgré la flambée des cas

A l’heure où la Première ministre fait face à une vague de critiques en Finlande, confrontée à une flambée record des cas de Covid-19, les autorités sanitaires ont annoncé jeudi réduire la période de l’isolement pour les personnes positives au virus. «La dynamique de l’infection (étant) plus rapide avec le variant Omicron», la quarantaine actuelle de dix jours sera remplacée par une quarantaine de cinq à dix jours, les personnes présentant des symptômes étant invitées à rester chez elles sans nécessairement se faire tester, a annoncé l’autorité de santé publique THL lors d’une conférence de presse.

Cette nouvelle mesure, décidée en réponse à l’engorgement des centres de dépistage conjugué à un manque d’autotests, intervient alors que le gouvernement fait face à des critiques de plus en plus vives à l’égard de sa stratégie sanitaire, qui met sous pression les systèmes de santé et les écoles, selon les critiques. Le pays nordique de 5,5 millions d’habitants, qui présentait jusqu’à il y a quelques semaines l’un des taux d’incidence les plus bas de l’UE, a enregistré quelque 105 000 nouvelles infections au cours des quinze derniers jours, soit près d’un tiers de l’ensemble des 360 000 cas enregistrés depuis le début de la pandémie.


■ Le gouvernement espagnol encadre le prix des autotests

Sous le feu des critiques, le gouvernement espagnol s’est résolu jeudi à fixer un prix maximum pour les autotests covid. L’annonce de cette mesure, qui entrera en vigueur samedi, intervient après des semaines de plaintes de la population face aux prix exorbitants de ces tests à réaliser soi-même pouvant atteindre actuellement de 7 à 12 euros. «Le prix maximal du test antigénique pour la vente au public» sera désormais de «2,94 euros», a déclaré la ministre de la Santé Carolina Darias.

La ministre a également annoncé que la troisième dose de vaccin allait désormais être accessible à partir de 18 ans et non de 40 comme c’est le cas actuellement et que ce rappel pourrait intervenir cinq mois après la dernière dose et non six mois comme auparavant. Comme de nombreux pays européens, l’Espagne est en proie à une explosion du nombre de cas de covid en raison de la diffusion fulgurante du variant Omicron, avec un record de 179 125 nouvelles infections sur les dernières 24 heures, selon les chiffres publiés mercredi. Le pays a enregistré 7,7 millions de cas et 90 508 morts depuis le début de la pandémie en mars 2020.


■ La Hongrie propose une 4e dose de vaccin

La Hongrie va offrir une quatrième de dose de vaccin contre le Covid-19 à sa population pour tenter d’endiguer la forte hausse du nombre des contaminations, sur fond de propagation d’Omicron. Cette décision survient en plein raz-de-marée de ce nouveau variant qui pourrait toucher plus de la moitié des Européens d’ici à deux mois, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Le Danemark avait pris une mesure similaire mercredi à l’intention des plus vulnérables, évoquant «un nouveau chapitre» de la pandémie.

La Hongrie, dont environ 60% des 9,8 millions d’habitants ont reçu au moins deux doses, a enregistré jeudi plus de 9200 nouveaux cas, contre 7900 la veille, selon les statistiques officielles. Ce pays a été durement touché par le Covid-19 avec plus de 40 000 morts depuis le début de la pandémie, soit l’un des taux de mortalité les plus élevés du monde. Ailleurs sur la planète, Israël et le Chili ont déjà commencé à offrir une quatrième dose à certaines catégories de leur population.


■ La Suisse compte 29 887 nouveaux cas de coronavirus en 24 heures

La Suisse compte jeudi 29 887 cas supplémentaires de coronavirus en 24 heures, selon les chiffres de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). On déplore 18 décès supplémentaires et 122 malades ont été hospitalisés.

Il y a sept jours, l’OFSP avait annoncé 32 239 cas, soit 2352 de plus. Le même jour, il dénombrait 10 décès et 137 hospitalisations supplémentaires. 685 personnes se trouvent actuellement aux soins intensifs. Les patients Covid-19 occupent 29,7% des places disponibles en soins intensifs, dont le taux d’occupation est de 76,3%.

Durant les dernières 24 heures, les résultats de 95 462 tests ont été transmis. Le taux de positivité s’élève à 31,3%, contre 33,3% il y a une semaine.


■ La Suisse teste moins que la plupart de ses voisins

Avec l’émergence d’Omicron, les demandes de test ont explosé et l’offre peine à suivre la demande. Mardi, les autorités du canton de Vaud ont augmenté une nouvelle fois les capacités de test avec comme objectif de supprimer les délais d’attente pour les tests PCR. Le centre de Beaulieu à Lausanne par exemple est passé d’une capacité de 3000 tests par jour à 5000. Mais pour certains l’augmentation du nombre de tests explique l’explosion des cas ces dernières semaines, pourtant la Suisse teste bien moins que certains de ses voisins européens.


■ Situation tendue dans les EMS et les soins à domicile à Fribourg

A l’instar d’autres employeurs, les EMS ainsi que les services d’aide et de soins à domicile du canton de Fribourg souffrent de la propagation du variant Omicron. Plus d’une centaine de collaborateurs sont en arrêt maladie, à cause du Covid-19 pour l’essentiel.

Au total, 111 personnes, dont 86 soignants, se trouvent en arrêt maladie, en lien avec le Covid-19 ou d’autres raisons ou en quarantaine. Parmi les résidents d’EMS, ce sont 17 personnes qui sont touchées, a indiqué jeudi l’Etat de Fribourg, par la voix de la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS). La situation «tendue» nécessite une réorganisation au sein des EMS concernés, avec l’instauration de plusieurs mesures pouvant mener à une dégradation temporaire des prestations.


■ Le ministre français de la santé Olivier Véran positif au Covid-19

Le ministre français de la Santé, Olivier Véran, est positif au Covid-19. Il a été testé jeudi après «l’apparition de symptômes légers», a annoncé son entourage à l’AFP. «Comme le protocole le veut, étant vacciné trois doses, il respectera un isolement et continuera à travailler depuis les quartiers privés de son ministère, où il réside», ont ajouté ses services.


■ L’Angleterre réduit à cinq jours l’isolement des personnes positives

Le ministre britannique de la Santé a annoncé jeudi raccourcir la durée d’isolement pour les malades du Covid-19 en Angleterre de sept jours minimum à cinq jours, moyennant un test négatif, pour «minimiser» l’impact de ces quarantaines sur l’économie. Citant des chiffres de l’agence britannique de sécurité sanitaire (UKHSA), Sajid Javid a souligné qu'«environ deux tiers des cas positifs ne sont plus contagieux à la fin du cinquième jour». Dès lundi, moyennant deux autotests négatifs au cinquième et au début du sixième jour, les personnes positives pourront sortir de quarantaine. Celle-ci était jusqu’ici de dix jours avec la possibilité de la réduire à sept en cas de test négatif.


■ Deux hôpitaux ont été fermés par les autorités chinoises pour ne pas avoir pris en charge des patients

Les autorités chinoises ont fermé jeudi deux hôpitaux de la ville confinée de Xi’an (nord du pays) afin d’y «rectifier» l’application des règles anti-Covid, après le tollé provoqué par la fausse couche d’une femme refoulée d’un établissement. Cette métropole de 13 millions d’habitants, connue dans le monde pour son armée enterrée en terre cuite, est l’une des quelques villes de Chine actuellement touchées par de petits foyers épidémiques.

La population de Xi’an est confinée chez elle depuis le 23 décembre, une décision prise après la découverte de quelques cas de covid. Une mesure ferme pour couper les chaînes de transmission avec le reste du pays. Début janvier, une femme enceinte de huit mois s’était vu refuser pendant deux heures l’entrée de l’hôpital Gaoxin, au motif que son test covid négatif avait légèrement dépassé la limite de validité de 48 heures. Une photo la montrait assise sur un tabouret, entourée d’une flaque de sang. Le directeur des services de santé de Xi’an avait présenté des excuses publiques. La mairie avait auparavant annoncé la mise à pied du directeur de l’hôpital et des «responsables concernés».

Lors d’un autre incident, une habitante avait affirmé que son père avait succombé à une crise cardiaque après avoir été refoulé «en raison des règles liées à la pandémie». Les deux hôpitaux incriminés ont reçu des avertissements et doivent «suspendre leurs activités pendant trois mois pour rectification», ont indiqué jeudi les services municipaux de la santé dans un communiqué.


■ Les enseignants français en grève contre la valse des protocoles covid

La mobilisation s’annonce massive: les enseignants de France, exaspérés par la valse des protocoles sanitaires liés à l’épidémie de Covid-19, sont appelés à une grève jeudi, qui devrait entraîner la fermeture de la moitié des écoles. L’ensemble des syndicats enseignants ont appelé à la grève dans les écoles, les collèges et les lycées. Ils dénoncent «une pagaille indescriptible» dans les établissements scolaires – et notamment les écoles – en raison de la cinquième vague épidémique et des protocoles sanitaires qu’elle implique.

Depuis le retour en classe après les fêtes de Noël, les élèves sont soumis à trois tests en quatre jours s’il y a un positif dans la classe: un antigénique ou PCR le jour de l’annonce du cas covid, avec attestation à donner à l’école, puis des autotests à faire à la maison à J + 2 et J + 4. Un dispositif compliqué, alors que les cas se multiplient entraînant la fermeture de milliers de classes, parmi les 527 000 que compte le pays.


■ La Bourse de Tokyo préoccupée par la montée des cas

La Bourse de Tokyo était en repli dans la matinée malgré la hausse à Wall Street la veille, alors que les investisseurs de la place nippone étaient préoccupés par la rapide remontée des cas de Covid-19 dans l’Archipel. L’indice vedette Nikkei lâchait 0,65% à 28 578,46 points vers 00h55 GMT et l’indice élargi Topix perdait 0,35% à 2.012,25 points.

Plus de 2000 cas positifs ont été recensés mercredi à Tokyo, plus de cinq fois plus qu’une semaine plus tôt, et la capitale japonaise s’apprêterait selon la chaîne de télévision publique NHK à relever jeudi son niveau d’alerte au deuxième plus haut niveau sur une échelle en comptant quatre.

«Les valeurs devraient commencer la séance sur une note faiblarde mais vont sans doute entreprendre un rebond plus tard», a commenté Takashi Ito de Nomura Securities, cité par l’agence Bloomberg.